Candidose chronique : symptômes, causes, diagnostic et solutions

Vous pensez être atteint.e de candidose chronique et vous vous questionnez sur les possibilités de diagnostic ? Vous souhaitez comprendre si vos symptômes correspondent à un tableau classique de candidose chronique ? Vous vous demandez s’il est possible d’en parler avec un médecin ?

Vous souhaitez aussi en apprendre davantage sur les traitements naturels et médicamenteux anti-candida pour enfin vous en débarrasser ? Savoir s’il faut faire un régime spécifique et lequel ? 

Vous êtes au bon endroit, je suis naturopathe spécialisée en candidose chronique et dans cet article je vais répondre à énormément de vos questions sur le sujet.

C’est quoi la candidose chronique ? 

Le candida albicans est à l’état normal une levure qui est dite “commensal saprophyte” de l’organisme humain : cela signifie qu’elle vit dans notre corps et grâce à notre corps, sans que cela pose de souci. Cette levure se trouve principalement dans notre intestin

Mais le candida albicans peut prendre une forme pathogénique pour l’être humain : il passe de sa forme levure unicellulaire à une forme filamenteuse dite aussi hyphe. 

Cela se produit lorsque l’environnement lui est trop propice. Sous cette forme filamenteuse le candida albicans devient beaucoup plus agressif et invasif pour notre corps, il produit beaucoup de toxines et vole certains de nos nutriments, il abîme l’intestin et détraque notre flore intestinale.

Cela entraîne tout un tas de symptômes aussi variés qu’incommodants, les plus connus sont les mycoses génitales ou buccales, ainsi que les inconforts intestinaux notamment les ballonnements, les gaz et le transit en alternance constipation / diarrhée. Mais cela peut aussi générer beaucoup de fatigue, des gueules de bois sans avoir bu, des troubles anxio-dépressifs, des problèmes de peau, des problèmes hormonaux, une difficulté à se concentrer, des infections variées (orl, cystite…)…

La candidose chronique peut aussi être appelée candidose intestinale ou candidose digestive ou encore SIFO qui signifie small intestinal fungus overgrowth en anglais c’est-à-dire sur-développement fongique de l’intestin grêle.

 Le médecin chercheur qui a créé le terme SIFO en 2015 s’appelle le Dr Rao. 

Quelles sont les causes de la candidose chronique ?

Antibiotiques et candidose chronique

L’une des premières causes de candidose chronique est l’utilisation d’antibiotiques. Par exemple, de nombreuses femmes souffrent de mycoses vaginales lorsqu’elles sont contraintes de soigner une infection avec des médicaments antibiotiques.

D’après mon expérience, la mycose buccale est aussi souvent la conséquence d’un protocole antibiotique.

Les antibiotiques sont absolument nécessaires pour beaucoup de situations de santé, mais leurs effets néfastes sont désormais bien connus de la plupart d’entre nous.

D’ailleurs les médecins ou pharmaciens proposent désormais parfois des probiotiques ou de l’ultralevure lorsque vous avez besoin d’antibiotiques, pour tenter de compenser les effets secondaires comme la diarrhée ou les mycoses.

Les antibiotiques dégradent la bonne flore bactérienne, mais n’atteignent pas le candida qui est un champignon, ce qui a 2 conséquences principales concernant une possible candidose chronique :  

  • d’abord, tout simplement, s’il y a moins de bactéries dans notre intestin, cela laisse plus de place et de nourriture pour le candida albicans
  • de plus une bonne partie de la flore bactérienne amie (lactobacilles et bifidobacterium notamment) est capable de maintenir le candida dans sa forme levure non pathogène : avec l’usage d’antibiotiques cette flore diminue et le candida se retrouve  dans un environnement très favorable à son développement en filament

Je considère qu’il ne faut pas paniquer pour autant :  c’est généralement un usage répété et / ou prolongé d’antibiotiques qui peut mener à des situations de candidose chronique.

Certes, parmi les personnes que j’accompagne certaines ont déclenché une candidose chronique après un seul traitement antibiotique mais c’est plutôt l’emploi répété d’antibiotiques qui pose problème,  ou alors la combinaison d’antibio avec d’autres facteurs favorisants, comme par exemple une alimentation très glucidique ou encore un stress chronique (on en reparle ci-dessous).

Pour ma part mes symptômes ont commencé après plusieurs années de traitement 6 mois / an avec du tetralysal (antibiotiques à tetracycline contre l’acné). 

Pour en savoir plus sur mon histoire personnelle avec la candidose, c’est par ici.

Les infections urinaires fréquentes chez la femme peuvent aussi être à l’origine de la candidose chronique puisque celles ci nécessitent parfois l’emploi d’antibiotiques de façon régulière. 

De plus, les cystites chroniques surviennent généralement chez des personnes ayant des soucis digestifs (porosité intestinale, constipation, ballonnements…) et/ou des dérèglements hormonaux. Sur un tel terrain, ajouter des antibiotiques peut enflammer les problématiques digestives en dégradant encore la flore et des muqueuses intestinales,  ce qui peut faire le nid d’une candidose chronique.

Les infections de la sphère ORL telles que des bronchites / sinusites / laryngites, sont aussi des causes fréquentes de prescriptions d’antibiotiques, qui parfois entraînent l’apparition de mycoses chroniques telles que des mycoses buccales résistantes ou des mycoses génitales récurrentes.

L’alimentation du 21ème siècle et la candidose chronique

Le candida albicans aime le sucre : il s’agit de son carburant préféré, a contrario, il déteste la chlorophylle contenue dans de nombreux légumes verts.

De plus, les bactéries qui nous protègent de la candidose chronique, les lactobacillus et les bifidobactérium, ont, elles, beaucoup besoin de fibres et donc de légumes variés et en grande quantité. 

L’alimentation industrielle, raffinée et glucidique des sociétés occidentales est donc un facteur très favorisant de candidose. 

Il y a environ 50 ans, suite à des études aujourd’hui remises en cause (et suite à beaucoup de travail de la part des lobbies américains du sucre), il a été décrété que les lipides, représentés et traqués via le cholestérol sanguin, étaient très dangereux pour la santé, notamment la santé cardiaque.

Ce contexte a largement contribué au développement d’une alimentation occidentale beaucoup trop sucrée et riche en glucides raffinés et rapides. 

À l’image notamment des petits déjeuners céréaliers qui ont pris leur place dans beaucoup de foyers : une combinaison de glucides rapides et de sucre.

Conséquence : le premier repas de la journée est trop glucidique, pas assez gras, pas assez protéiné, ce qui entraînera une hyper puis une hypoglycémie, donc une fringale qui nous pousse à consommer du sucre ou des glucides rapides, ce qui favorise à nouveau une hyperglycémie, elle-même de nouveau suivi d’hypoglycémie : un véritable cercle vicieux se poursuit jour après jour au détriment de notre santé.

La glycémie (le taux de sucre dans le sang) est désormais considérée comme un facteur très important pour la santé. Bien plus que le taux de cholestérol, la glycémie et surtout le taux d’hémoglobine glyquée (hb1Ac), sont des marqueurs très étudiés pour la prévalence des maladies.

Mais pour beaucoup de personnes, le mal est fait : notre société a tendance à consommer beaucoup trop de glucides, du petit déjeuner bol de céréales au plat de pâtes du soir en passant par le sandwich du midi, les féculents peu chers et réconfortants, sont trop présents dans nos assiettes, et c’est un facteur très favorisant de mauvaise santé et de candidose chronique.

Stress chronique et candidose chronique

Voici une autre problématique de notre société occidentale qui peut favoriser la candidose chronique : le stress prolongé.

Il me semble que désormais, pas un jour ne passe sans que l’on nous parle du stress et de ses conséquences sur la santé qui sont désormais connus de tous.

Santé cardiaque, santé sexuelle, fertilité, immunité, thyroïde, digestion, dermatologie, sommeil… : le stress chronique peut impacter tous nos organes, tous nos systèmes, de nombreuses études scientifiques l’ont attesté et l’attesteront encore. 

Étant donné que les conseils sur le stress sont partout,  vous le savez sans doute : le stress en lui-même ne pose pas de problème. Subir du stress fait partie de la vie normale d’un mammifère, d’un être humain.

Un coup de stress par ci par là n’impacte pas votre organisme à long terme, qui a même été conçu pour y faire face régulièrement.

En revanche si ce stress se produit de façon trop constante, trop répétée, et surtout s’il n’y a pas de moyen d’évacuation du stress comme l’activité physique par exemple, alors on peut entrer dans ce qu’on appelle le stress chronique.

À ce stade, les organes digestifs, sexuels et l’immunité sont mis au second plan pour privilégier la survie immédiate. Peuvent s’ensuivre tout un tas de conséquences qui vont favoriser la candidose : fluctuation du niveau de cortisol (or le cortisol favorise la forme filamentaire du candida, la forme agressive), carences notamment de magnésium, perméabilité intestinale (qui profite ++ au candida), excès d’oestrogènes, insomnie, hypochlorhydrie stomacale…

C’est pourquoi malheureusement la candidose chronique fait souvent suite à une période de stress ou d’émotions intenses telle qu’une séparation, un deuil, une période de chômage, un déménagement, une agression… 

Cela paraît très injuste et est en tout cas parfois extrêmement difficile à vivre, mais c’est une réalité que l’on ne peut nier : les malheurs de la vie peuvent impacter notre santé. Et du coup, oui, ils peuvent être à l’origine d’une candidose chronique, surtout si cette période difficile est accompagnée d’une hygiène de vie peu saine avec une alimentation déséquilibrée par exemple.

Pilule contraceptive et candidose chronique ?

La pilule contraceptive est également souvent citée comme une cause de candidose chronique. Sur ce sujet je suis un petit peu partagée : effectivement certaines femmes déclenchent des mycoses vaginales chroniques avec certaines pilules (à noter que cela met souvent plusieurs mois à s’installer, donc on ne fait pas toujours le lien).

En tout cas, il a été prouvé scientifiquement que les pilules oestro progestatives favorisent effectivement les mycoses vaginales, tandis que cela serait beaucoup moins le cas avec des pilules progestatives (celles dites microdosées = à prendre à heure fixe et qui généralement sont prises en continu sur trois mois et sans “règles”).

Par ailleurs, la prise de la pilule contraceptive quelle qu’elle soit est associée à certaines carences nutritives mais aussi à un potentiel impact sur le foie ou le transit (constipation) et le flore intestinale, ce qui peut effectivement être des facteurs favorisant pour une candidose chronique.

Malheureusement le stérilet au cuivre est également un facteur favorisant de mycose vaginale chronique. 

Cela étant dit, il me semble que les choix de contraception doivent être réfléchis individuellement :  beaucoup des femmes que j’accompagne utilisent un stérilet ou une pilule oestroprogestative comme contraception et cela n’empêche pas forcément de sortir de la candidose chronique.

Le préservatif est une option idéale, la symptothermie aide aussi, mais le risque de grossesse est plus élevé bien entendu. Or, je trouve que les conséquences d’une grossesse non désirée peuvent être très compliquées pour votre santé psychique et physique aussi.

Il n’y a donc pas de solution idéale, mise à part peut-être la vasectomie chez l’homme mais qui est encore si peu pratiquée en France.

Hypothyroïdie

L’hypothyroïdie est un facteur favorisant pour les infections récurrentes et notamment pour les mycoses chroniques ou la candidose chronique.

J’ai pu constater plusieurs fois dans ma pratique que certaines mycoses très résistantes étaient totalement améliorées une fois que l’hypothyroïdie de mes clientes avaient été prises en charge médicalement.

Le souci avec l’hypothyroïdie : elle est parfois difficile à détecter.

Si vous ressentez des symptômes d’hypothyroïdie mais que vos analyses sanguines sont dans les normes (TSH, T3,T4) je vous conseille vivement de vous tourner vers un médecin fonctionnel qui pourra vous aider à faire le point.

En effet la plupart des médecins fonctionnels proposent un traitement pour l’hypothyroïdie si des symptômes susceptibles d’être liés à cela sont très présents, et beaucoup de personnes voient leur état de santé général grandement amélioré alors que leurs analyses sanguines thyroïdiennes de base étaient dans les normes.

Je conseille tout de même vivement à ces personnes d’entamer un travail global sur leur hygiène de vie, pour contrer la candidose, mais également pour améliorer leur situation d’hypothyroïdie, qui peut elle-même être liée à des problèmes digestifs ou à des problèmes de stress important par exemple.

Corticoïdes

La prise de corticoïdes n’est pas fréquente dans l’historique des personnes que j’accompagne mais les médicaments à base de cortisone sont réputés pour favoriser les infections à candida.

Comme dit plus haut, en effet le cortisol favorise le passage de la forme levure du candida albicans (la forme inoffensive) à la forme pathogène, la forme hyphe, celle qui est à l’origine de la candidose chronique.

Comme les antibiotiques, les médicaments à base de cortisone sont parfois absolument essentiels, donc je vous invite à consulter votre médecin pour en discuter si vous en prenez actuellement et que vous avez peur que cela soit à l’origine d’une candidose chronique. Il ne faut jamais arrêter un traitement seul, surtout en ce qui concerne les corticoïdes.

Comment diagnostiquer une candidose chronique ?

Qui dit diagnostic dit médecin : un diagnostic ne peut être posé que par un médecin.

Pas chez un généraliste

Il est vrai qu’actuellement les médecins connaissent peu la candidose chronique. Certains reconnaissent que cela existe (ou du moins, les mycoses chroniques) et sont capables de vous prescrire un antifongique médicamenteux tels que le fluconazole ou le fungizone, la nystatine.

Mais généralement ça s’arrêtera là et vous n’obtiendrez pas de diagnostic de candidose chronique chez votre médecin généraliste.

Médecin fonctionnel ou micronutritionniste

Les médecins les plus au fait du sujet sont les médecins dits fonctionnels ou micro-nutritionnistes. On peut prendre rdv avec ce type de médecin sur doctolib, ce sont des rdv longs (1h environ) car l’objectif est de bien comprendre toutes vos problématiques et de chercher la ou les sources de vos problème. Le prix est bien évidemment beaucoup plus élevé qu’un médecin généraliste, mais la démarche est bien plus pertinente.

Ce type de médecin pourrait conclure à un diagnostic de candidose chronique simplement à l’évocation de vos symptômes, ou bien, vous proposer de faire des analyses privées (donc non-remboursées par la sociale).

Analyses privées

Les analyses privées les plus pertinentes pour diagnostiquer une candidose sont actuellement des analyses urinaires. Ce ne sont pas des tests réputés fiables à 100%, mais en combinaison de l’interrogatoire sur vos symptômes cela permet bien souvent au médecin de conclure quant à votre situation pour savoir s’il y a un problème de candidose chronique ou pas.

Des tests sanguins sont également parfois pratiqués pour repérer la réaction éventuelle de votre système immunitaire face au candida albicans, mais leur pertinence est moindre que les analyses urinaires.

En conclusion pour réellement diagnostiquer une candidose chronique vous auriez besoin de prendre rendez-vous avec un médecin fonctionnel ou un médecin micro-nutritionniste, et probablement de faire des analyses. Au total, il faudra compter généralement au moins 300 eur, mais cela peut plutôt tourner autour de 600 eur, si le médecin juge que d’autres tests sont nécessaires. 

Autodiagnostic de candidose chronique : la majorité des cas

Et si ce diagnostic de candidose chronique est posé, notez qu’il ne vous servira pas à grand chose dans le monde médical puisque la plupart des médecins connaissent très bien les mycoses chroniques, connaissent très bien la candidémie (qui est une situation où l’enjeu vital est engagé) mais ne reconnaissent pas la candidose chronique (ou candidose digestive ou encore candidose intestinale ou encore SIFO / LIFO en anglais).

Ainsi, bien souvent, les personnes atteintes de mycoses chroniques persistantes ainsi que de troubles digestifs, et de réactions digestives, “s’auto diagnostiquent” avec la candidose chronique car ils se reconnaissent dans les symptômes.

Mias certains d’entre vous souhaiteront faire des analyses privées par eux-mêmes c’est possible et je vous mets mon article à ce sujet ici. 

Le coût est alors beaucoup plus raisonnable, notamment avec le laboratoire LIMS, qui propose un test appelé bipi candidose. Ce test associe une analyse d’urine (métabolites organiques urinaires : déchets potentiels du candida dans les urines) et une analyse de sang (pour repérer les éventuels réactions immunitaires contre le candida) ce qui de mon point de vue est une combinaison tout à fait intéressante, le tout pour moins de 100 euros si on compte les frais de port et le service de votre infirmièr.e. 

Test salivaire : seulement une indication en plus

Il peut aussi être pertinent de réaliser un petit test salivaire à la maison : il ne s’agit absolument pas de poser un diagnostic mais simplement de récolter de plus amples informations sur votre situation de santé. Je vous mets mon article sur le sujet ici.

Les analyses urinaires et le petit test salivaire sont intéressants pour comprendre si la candidose chronique peut être à l’origine de vos soucis de santé, mais ils devront toujours être pris en compte en fonction de vos symptômes. Voyons d’ailleurs ce qu’il en est au paragraphe suivant.

Symptômes de candidose chronique

Les symptomes de candidose chronique peuvent être très variés ce qui entraîne parfois pas mal de confusion chez certaines personnes : le risque étant de s’auto-diagnostiquer avec une candidose chronique alors que le souci est autre.

Par exemple, je vois parfois des personnes me décrire des symptômes digestifs uniquement et qui me parlent de candidose alors que pour ma part je leur conseille de travailler principalement la sphère stomacale, l’alimentation digeste et sans grignotage, la mastication et cela sans qu’un protocole anti microbien soit nécessaire.

La variété des symptômes possibles générés par le candida albicans a également participé à la décrédibilisation de cette maladie : puisque des listes fourre-tout de symptômes circulent sur le net, certains esprits trop obtus ont rapidement conclu que la candidose chronique avait été créée par des thérapeutes charlatans.

En réalité, la candidose chronique est si délétère à notre santé qu’elle peut effectivement indirectement entraîner tout un tas de désagréments.

Ce que je dis régulièrement aux personnes atteintes de candidose que j’accompagne c’est qu’en faisant le protocole naturopathique, et en sortant peu à peu de cette situation de candidose, elles s’apercevront que tous leurs symptômes vont s’améliorer, même ceux qui ne semblaient absolument pas liés au candida albicans.

J’ai un bon exemple personnel de cela : ma mère, mes sœurs et moi souffrons de la maladie de Raynaud. Il s’agit d’un syndrome où les doigts deviennent très blancs et raides, lorsqu’on a froid, même légèrement. Et les médecins généralistes et angiologues que nous avons vus ont tous été formels : il s’agit bien souvent d’une problématique génétique, qui n’a pas de cause particulière, il n’y a rien à faire (on peut envisager un traitement médicamenteux à vie mais avec effets secondaires un peu risqués au vue de l’inconfort relativement limité).

Lorsque j’ai entamé mon protocole anti-candidose j’avais parlé de ce symptôme légèrement gênant à ma naturopathe, elle m’avait indiqué que cela n’avait pas de lien avec la candidose chronique.

Pourtant, après quelques mois de travail naturopathique anti-candida je n’ai plus jamais souffert du syndrome de Raynaud. Attention, je ne pense pas que le syndrome de Raynaud soit causé par la candidose chronique.

En revanche, le fait d’améliorer ma santé en diminuant la présence du candida a eu de nombreux impacts notamment sur le foie et donc sur la circulation sanguine qui s’est drastiquement améliorée.

Au travers de cet exemple, on comprend mieux pourquoi les personnes atteintes de candidose présentent parfois une liste de symptômes longue et variée. Ainsi, effectivement, si l’on souhaitait être totalement exhaustif, on pourrait lister des centaines de désagréments relevés par les différentes personnes atteintes de candidose chronique.

Pour ma part j’aime me cantonner aux symptômes principaux afin de clarifier le sujet, mais c’est déjà fort long à expliquer. Je vais décrire les symptômes dans leur ordre d’importance, c’est-à-dire que les 1ers cités sont les plus caractéristiques d’une candidose chronique.

Pour autant, comprenez bien que tout le monde ne souffre pas de tout... et il y a même des personnes qui sont atteintes de candidose chronique et n’ont pas de mycose, ce n’est pas rare.

Mycoses récurrentes et / ou résistantes 

D’abord la présence d’une mycose très résistante ou qui revient sans cesse est effectivement un signe qu’un protocole anti-candidose, antifongique est nécessaire. 

Il peut s’agir de mycoses vaginales chez la femme avec des pertes blanches, des démangeaisons internes et / ou externes, des irritations ou des brulures.

Malheureusement les mycoses peuvent provoquer des symptômes assez variés également, ce qui ne simplifie pas toujours le diagnostic par les médecins.

Mais dans le cas des mycoses locales, les analyses sont remboursées par la Sécurité Sociale et bien connues de vos médecins généralistes. Il peut s’agir de prélèvements dans la bouche, ou de la peau, ou dans les zones génitales… selon la localisation des symptômes. La laboratoire vous indiquera s’il y a présence de candida, ou d’autres pathogènes.

Chez l’homme les mycoses génitales sont également possibles notamment la balanite.

Chez les deux sexes on peut trouver bien entendu des mycoses de l’ongle des mains ou des pieds (onychomycose), des mycoses interdigitales au niveau des pieds (pied d’athlète) et bien d’autres infections fongiques cutanées telles que la dermite séborrhéique.

Les infections fongiques au niveau de la peau sont la cause d’organismes de type levure, qui généralement ne sont pas des candidas albicans, mais ce type d’affection, associé à d’autres symptômes évocateurs, peut suggérer la présence de candidose chronique.

Enfin il y a la fameuse mycose buccale très courante et assez résistante : elle se caractérise généralement par un dépôt blanc sur la langue qui ne se détache pas facilement, ainsi que d’inconforts de type brûlure / irritation ou modifications du goût dans la bouche. On peut notamment avoir la sensation d’un goût métallique dans la bouche. 

La mycose buccale est souvent due au candida albicans. 

Troubles digestifs variés

Ensuite les personnes atteintes de candidose chroniques souffrent très généralement de troubles digestifs tels que des ballonnements, des gaz, de l’alternance de constipation et de diarrhées, la sensation de mal digérer, d’avoir un poids sur l’estomac, des éructations …parfois, ces personnes ont reçu un diagnostic de syndrome de l’intestin (ou du côlon) irritable (ce qui n’apporte aucune solution).

Comme indiqué plus haut beaucoup de personnes souffrent de troubles digestifs et ils ne sont pas tous atteints de candidose. Il peut s’agir de problèmes stomacaux, de dysbiose bactérienne, de Sibo ou encore d’un mélange de tout ça, mais retenez en tout cas que les troubles digestifs ne sont pas forcément signe de candidose chronique.

Notez aussi que certaines personnes ne ressentent pas de troubles digestifs malgré la présence d’une candidose chronique. D’après mon expérience, cela concerne environ 5% des personnes atteintes de candidose.

Relation au sucre et candidose chronique

Dans la recherche de symptômes évocateurs d’une candidose chronique il est important de se questionner sur la relation au sucre.  Bien souvent, on peut souffrir d’une addiction au sucre ou à d’autres aliments très glucidiques comme le pain ou l’alcool.

La personne atteinte remarque qu’elle a un comportement addictif avec les aliments à tendance sucrée : par exemple quand elle commence à en manger elle ne sait plus s’arrêter. Souvent également, la personne se rend compte que les aliments sucrés lui génèrent davantage de symptômes digestifs, ou d’autres symptômes comme des maux de tête, du brouillard mental, de la fatigue, une augmentation des mycoses mais malgré tout elle ne peut s’empêcher de consommer ces aliments 

Ainsi il n’est pas surprenant de voir beaucoup de personnes atteintes de troubles du comportement alimentaire et de candidose chronique en même temps.

Il est parfois difficile de définir quelle est la cause première : en effet une recrudescence de candida albicans entraîne une addiction au sucre car ces derniers peuvent influencer nos goûts alimentaires avec leur carburant préféré, comme la plupart des organismes de notre flore intestinale.

Mais notons aussi que des crises de boulimie ou de compulsion alimentaire ou encore des périodes d’anorexie perturbent grandement le système digestif et la flore intestinale et cela peut entraîner des situations de candidose chronique en déréglant l’équilibre du  système digestif (notamment en fatigant l’estomac, mais pas que…) et en fournissant par moment trop de nutriments et parfois pas assez, au niveau du tube digestif.

Migraines, maux de tête, gueule de bois, problèmes de circulation

Voici un symptôme dont j’ai beaucoup souffert aussi : le fait d’avoir la gueule de bois alors que l’on n’a pas consommé d’alcool et une bizarrerie très caractéristique de la candidose.

La bouche pâteuse, une soif insatiable, une grosse fatigue, des maux de tête, comme une gueule de bois, sont assez souvent présents lorsque l’on souffre de candidose chronique.

Certaines personnes ont aussi l’impression d’être en état d’ébriété avec des sensations d’irréalité et des vertiges.

Cela s’explique par le fait que le candida produit une toxine appelée acétaldéhyde qui est précisément ce que nous produisons quand notre foie recycle de l’alcool, donc quand on est en gueule de bois. 

Malheureusement cette toxine est très délétère à notre organisme et fatigue nos organes dont le foie. Ainsi des maux de tête et des migraines sont assez facilement présents lorsque l’on souffre de candidose chronique.En effet, les migraines et les maux de tête sont associés au foie en naturopathie et dans d’autres médecines traditionnelles comme par exemple la médecine traditionnelle chinoise.

J’en profite pour ajouter que des problèmes de circulation du type jambes lourdes ou hémorroïdes sont fréquents aussi (associés au foie). 

Fatigue, dépression, insomnie, anxiété, brouillard mental

Ensuite parmi les symptômes de candidose chronique il est important de citer les symptômes qui sont en lien avec le système neurologique.

Il est désormais couramment reconnu que la flore digestive, et le système digestif de manière générale, interagissent avec le système nerveux et le cerveau.

Dans le cas de la candidose malheureusement cette interaction se fait à votre détriment : de nombreuses toxines sont générées par le candida et déversées dans votre corps, ce qui peut entraîner de l’anxiété, un état dépressif, de la fatigue, de l’insomnie, et parfois ce fameux brouillard mental que les personnes atteintes de candidose essayent de décrire.

On l’appelle Brain Fog et c’est un symptôme relativement bien connu /reconnu d’après mes recherches. Le Dr Rao a notamment étudié ce symptôme. 

Les personnes atteintes de candidose disent parfois avoir l’impression de ne pas réussir à mettre la main sur le cerveau ou de perdre la mémoire ou leur concentration.

Comme pour les troubles digestifs, il faut être vigilant : ce type de symptômes neuropsychologiques peuvent être associés à bien d’autres choses. Je pense notamment à de la fatigue chronique liée à un burn-out ou à de l’hypothyroïdie, je pense également à la dépression, au TDAH.

Cela étant dit, de plus en plus de connexions scientifiques se font entre ce type de malaise et la digestion de manière générale. 

Un autre article apprécié par mes lecteurs en ce moment :   Mycose buccale : traitement bicarbonate ?

Règles douloureuses, SPM, infertilité

Le fait d’avoir des règles douloureuses ainsi qu’un syndrome prémenstruel assez marqué est un symptôme que je vois très fréquemment parmi mes clientes qui sont  qui sont en âge d’être menstruée.

Le candida est souvent très lié à un excès d’œstrogènes, on ne sait pas encore bien s’il peut en être la cause ou la conséquence mais en tout cas ce qui est sûr c’est que le travail naturopathique anti-candidose chronique doit prendre en compte la totalité de l’organisme, afin de favoriser le rééquilibrage hormonal. 

La bonne nouvelle c’est que bien souvent, ça n’est pas un axe qui est long à remettre en place : généralement au bout de 2 mois de mon accompagnement, le SPM a bien diminué et les règles sont beaucoup plus confortables.

L’infertilité est causée principalement par des déséquilibres hormonaux c’est pourquoi la candidose chronique peut s’accompagner de difficultés à tomber enceinte.

Ainsi, un bon protocole naturopathique de lutte contre votre candidose favorisera également fortement votre fertilité. Cela étant dit, la grossesse étant un facteur favorisant de candidose chronique, je conseille, si possible, de laisser passer quelques mois après votre protocole avant de tenter de tomber enceinte, d’autant que quasi aucune action anti-candida n’est possible pendant la grossesse et l’allaitement. 

Hypothyroïdie ? 

Je vous l’ai dit, la candidose chronique peut être associée à de très nombreux symptômes. Là encore, on ne peut d’ailleurs pas toujours savoir si ces symptômes sont plutôt associés aux causes de la candidose ou à ses conséquences…

Par exemple, une bonne partie des personnes atteintes de candidose ont aussi des symptômes associés à de l’hypothyroïdie : on peut citer notamment une grande frilosité, impression de froid interne, une fatigue intense notamment le matin, un transit ralenti, des règles irrégulières et un manque de libido, des difficultés de concentration ou de mémoire… 

Lorsque les symptômes sont très criants j’invite à consulter un médecin fonctionnel si le médecin généraliste n’a rien soupçonné d’anormal au niveau thyroïdien mais que les inconforts persistent. 

Mais avec le travail naturopathique anti-candidose, ces symptômes peuvent largement diminuer. Après coup il sera donc difficile de savoir si la candidose augmentait les symptômes d’hypothyroïdie ou vice versa. 

Pour ma part, comme tous les naturos, je considère l’organisme comme tout et je pense que mon accompagnement permet de réenclencher les cercles vertueux de l’homéostasie (=équilibre de santé) : vos symptômes diminuent, vous allez mieux, c’est l’essentiel et c’est mon objectif. Pour autant, il n’a pas toujours été possible de comprendre tous les tenants et les aboutissants qui causaient vos difficultés. 

Troubles ORL et stomacaux

Pour ma part je regroupe les troubles ORL avec les troubles à l’estomac car d’après mes formations et mon expérience, les symptômes de la sphère ORL sont très liés à un dysfonctionnement stomacal.

Et ce type de trouble est très fréquent en candidose mais encore une fois, il est bien difficile de déterminer si un estomac affaibli est la cause ou la conséquence de la candidose.

Qu’il en soit, nombreuses sont les personnes souffrant de mycoses et de troubles digestifs qui ont également les troubles suivants : glaire dans la gorge, remontées acides, aigreurs d’estomac, éructations (rots), poids sur l’estomac, sinusite chronique, toux sèche ou grasse,…

Et malheureusement en cas de douleurs à l’estomac, on prescrit bien souvent des IPP (omeprazole par exemple) : inhibiteurs de la pompe à protons. Ces médicaments diminuent l’acidité de l’estomac, ce qui peut favoriser les infections intestinales.

Allergies

C’est un phénomène relativement bien étudié : le candida perturbe le système immunitaire afin de le déjouer, il n’est pas le seul à utiliser de telles méthodes de survie, mais c’est tout aussi épatant qu’inquiétant, je trouve.

Pour cela, il stimule notamment les allergies ce qui va jouer en sa faveur car ces réactions se font au détriment de l’attaque du système immunitaire contre le candida. En gros, le système immunitaire se dérègle et ne choisit pas correctement les combats. Il réagit à des éléments censés être inoffensifs mais en contrepartie ne combat pas bien le candida. 

Ainsi les allergies ou les impressions d’intolérance sont assez fréquentes lorsqu’on souffre de candidose chronique. Il peut s’agir de tout type d’allergies et de réactions bizarres (comme par exemple à des parfums, à des savons, à des matières et bien entendu les classiques allergies au pollen ou aux animaux…). L’intolérance à l’histamine est aussi fréquente. 

Infections diverses, cystites 

Chez les femmes atteintes de candidose chronique, il y a aussi bien souvent une sensibilité aux infections urinaires telles que des cystites.

Là encore il peut s’agir à la fois d’une cause et d’une conséquence. En effet, le fait de souffrir de cystite entraîne régulièrement des prises d’antibiotiques ce qui peut largement favoriser une candidose.

Mais dans l’autre sens notez qu’une flore intestinale perturbée, un équilibre hormonal fragile, et un transit ralenti avec des ballonnements, favorisent vraiment les cystites.

On peut donc faire face à un véritable cercle vicieux, c’était mon cas !

Au-delà des cystites, étant donné que la candidose perturbe l’immunité, la digestion, et la vitalité de manière générale, on peut être davantage sensible à tous types d’infection bactérienne ou virale. Je pense par exemple à des infections chroniques au niveau ORL comme des sinusites des bronchites ou des angines qui reviennent très souvent mais aussi à des infections de la peau comme par exemple un staphylocoque doré.

On a aussi souvent l’impression que l’on met beaucoup de temps à se remettre de toute infection y compris virale comme la grippe ou une rhinopharyngite. 

Problèmes dermatologiques 

Je trouve également qu’il est fréquent que les personnes atteintes de candidose (et c’est vrai aussi pour la dysbiose) souffrent de problèmes dermatologiques notamment d’acné, ou alors d’eczéma, de psoriasis ou encore d’irritations ou de démangeaisons pour lesquelles la cause n’a pas été forcément déterminée.

Ce n’est pas étonnant puisque la peau souffre facilement en cas de carences (vitamine A, C, D, E, oméga 3…), et la candidose affaibli l’intestin, qui n’absorbe pas bien les nutriments, d’où les carences fréquentes.

Aussi, en naturopathie et dans d’autres médecines traditionnelles, la peau est associée à l’intestin, la candidose chronique est donc sans surprise une potentielle source de problèmes dermatos. 

Douleurs musculo-articulaires, tendinites …

Un autre type de symptômes que nous rencontrons souvent lorsque nous accompagnons des personnes atteintes de candidose concerne tous les troubles musculo-tendino-articulaires. 

Il est plutôt fréquent que nos participants au programme candidose souffrent de tendinite, de douleur arthritique ou musculaire. Ils ont parfois l’impression de se blesser facilement au sport et de mettre du temps à récupérer.

Cela peut s’expliquer par le fait que la candidose chronique provoque de l’inflammation dans tout le corps mais aussi du fait des éventuelles carences.

Quels traitements médicamenteux pour la candidose ?

Comme je vous le disais plus haut, peu de médecins sont actuellement ouverts sur le sujet de la candidose chronique. Pourtant, il existe bien des médicaments anti-candida.

En effet les candida (albicans ou autre : glabrata, tropicalis, parapsilosis, …) sont bien connus du monde médical pour 2 raisons scientifiquement tout à fait validées et non remises en cause : 

  • Premièrement les mycoses locales comme la mycose buccale ou la mycose vaginale / mycose génitale chez l’homme, ou encore une mycose cutanée… peuvent être dues au candida albicans, ou à d’autre candida comme le glabrata en vaginal par exemple. Pour ces affections, il existe des traitements à la fois locaux (ovules, crème, bain de bouche…) mais aussi à prendre par voie orale en comprimé.
  • La deuxième raison qui fait que les candida sont connus du corps médical est la candidémie. C’est une infection très grave que l’on rencontre généralement dans le milieu hospitalier, chez des personnes particulièrement immunodéprimées. Il s’agit de la prolifération du candida dans tout l’organisme, y compris le système sanguin, et le pronostic vital de la personne est généralement engagé.

Pour ces 2 problématiques tout à fait opposées dans leur gravité, quelques médicaments antifongiques existent, notamment le fluconazole (orofluco ou diflucan par exemple), l’amphotéricine B (fungizone par exemple) ou la nystatine.

Ainsi, si un médecin vous a posé le diagnostic de candidose chronique, il vous proposera probablement d’utiliser ces mêmes types de médicaments, généralement le fluconazole ou la nystatine.

Cela étant dit, les médecins micro-nutritionnistes ont également tendance à prescrire en plus ou à la place de ces médicaments, des substances antifongiques naturelles.

Malheureusement que la substance antifongique soit médicamenteuse ou naturelle, il y a d’autres axes essentiels à prendre en compte pour guérir d’une candidose chronique : alimentation, gestion du stress, soutien des organes émonctoires, travail sur les métaux lourds, travail sur la digestion stomacale et intestinale…

C’est pourquoi même un traitement médicamenteux ne suffit pas à résoudre vos problèmes de candidose chronique. 

Sortir de la candidose chronique nécessite de travailler sur vos piliers de santé.

Il sera nécessaire de faire un travail global sur votre hygiène de vie notamment l’alimentation qui devra être très pauvre, en sucre, en gluten et en produit laitiers, mais aussi digeste bien mastiquée, nutritive et sans aucun grignotage.

La gestion du stress est également un axe absolument primordial. Ainsi il faut bien comprendre que guérir de la candidose chronique ne se résume pas simplement à trouver l’antifongique le + efficace. 

Nous allons justement parler de tout ça dans les paragraphes suivants.

Quels traitements naturels pour la candidose chronique ?

Quand on parle de traitement naturel contre la candidose chronique, on pense généralement à toute une armada de compléments alimentaires antifongiques.

Et effectivement il en faut !!! 

Il faut d’ailleurs souvent pendant longtemps, il faut aussi en utiliser plusieurs, les varier, et parfois, il faudra les prendre dans des quantités importantes (cela étant dit, le dosage varie énormément d’une personne à l’autre).

Mais attention, ça n’est pas tout ! Un protocole anti-candidose chronique doit prendre en compte bien d’autres aspects.

Soutenir les émonctoires, dont le foie, pour éviter le die-off 

Il faudra accompagner les émonctoires c’est-à-dire les organes en capacité d’évacuer les toxines comme le foie, les reins, les intestins

On va donc soutenir le foie, lutter contre l’éventuelle constipation, soutenir les reins

La gestion des toxines est en effet un gros sujet dans le protocole anti-candidose : le candida produit de nombreuses toxines et cela affecte grandement votre santé de manière générale et certains organes, notamment le foie. 

Le foie d’une personne atteinte de candidose est généralement en situation de grande fatigue, il faut le soutenir.

D’autant plus que le traitement antifongique peut potentiellement générer un afflux de toxines encore plus important que d’habitude et entraîner des symptômes très incommodants. 

C’est ce que l’on appelle le die-off ou réaction de Herxheimer : ce syndrome a été mis en lumière pour la première fois lors du traitement de la syphilis. Il s’agit d’un ensemble de symptômes qui surviennent lorsque l’on traite une infection microbienne. 

Le processus de die-off n’est pas encore bien connu scientifiquement mais il est généralement admis que les symptômes observés sont liés à la libération massive de toxines dans l’organisme, qui survient lorsque les pathogènes meurent en masse. 

A ma connaissance, scientifiquement la réaction de Herxheimer n’a pas encore été particulièrement bien validée en ce qui concerne le candida, mais en tant que naturopathe spécialisée en candidose je peux vous assurer que les centaines de témoignages que j’ai reçus, et que je reçois encore, à ce sujet, sont très probants.

Alors de quoi s’agit-il ? 

Généralement les symptômes surviennent quelques jours après le début d’un traitement antifongique qu’il soit naturel ou médicamenteux.

Il peut s’agir de douleurs intenses telles que des migraines, des maux de tête, ou encore des douleurs au ventre. Et généralement il y a aussi une énorme fatigue physique et mentale qui ressemble à de la gueule de bois : parfois les personnes sont contraintes de rester alitées plusieurs heures ou plusieurs jours. 

Il n’est pas rare non plus que l’on ressente de la dépression, des idées noires, de l’anxiété, une terrible irritabilité et potentiellement des insomnies. J’ai aussi pu observer que parfois les symptômes du type mycose sont amplifiés : par exemple les pertes blanches liées à une mycose vaginale peuvent s’intensifier.  On peut aussi avoir un genre de grippe / rhinopharyngite.

Certaines personnes voient la réaction d’Herxheimer comme un point positif (la preuve que le candida est en train de mourir), mais malheureusement le die-off peut-être très dangereux sur le moment, et même délétère pour votre guérison à long terme.

Il faut bien comprendre que les symptômes de die off signifient que votre corps est submergé par une quantité de toxines qu’il n’est pas capable de gérer.

Cette intoxination peut non seulement générer des inconforts très traumatisants à court terme mais n’est pas non plus positive pour la suite des événements.

C’est pourquoi avant de prendre des substances antifongiques, je procède toujours à une phase de préparation des émonctoires avec les personnes que j’accompagne. Dans mon protocole j’appelle cette période la phase 0. Pendant cette phase, on prend soin de soutenir le foie, les reins mais également le transit, et de stimuler l’immunité et la vitalité grâce à des compléments pour combler les carences principales.

Métaux lourds et candidose chronique

Il est quasiment établi qu’il y a un lien entre candidose chronique et présence importante de métaux lourds dans l’organisme. La grande majorité des spécialistes du sujet sont d’accord sur ce point. En revanche, le fait que l’excès de métaux lourds dans le corps soit la cause ou la conséquence de la candidose chronique reste un sujet ouvert.

Mais il faut dans tous les cas travailler ce sujet avec toute personne atteinte de candidose ou de mycoses chroniques. Pour ma part j’utilise particulièrement la chlorella à dose progressive, ou la chlorophylle pour les personnes très réactives, ou encore l’eau de Quinton.

L’expulsion des métaux lourds est un travail très délicat qui doit nécessairement se faire de manière progressive et avec l’accompagnement d’un professionnel aguerri.

J’accompagne mes clients sur ce sujet pendant plusieurs mois et pour certains cela demande beaucoup de patience et d’expérience.

Antifongiques naturels 

Pour ma part j’aime utiliser notamment l’acide caprylique, le lapacho, l’extrait de pépins de pamplemousse, mais aussi la berbérine, l’acide undécylénique, le neem, l’argent colloïdal et certaines huiles essentielles à petite dose.

La aussi, ca demande énormément de connaissances de la part du thérapeute car les dosages doivent être très progressifs et très individualisés. Pour ma part j’utilise des dosages qui varient de 1 à 9 selon les personnes, mais il faut aussi être capable de les adapter en fonction des réactions du corps.

Si vous souhaitez en apprendre un peu plus sur ces substances aux propriétés anti-candida consultez peut-être cet article sur les traitements naturels contre le candida albicans.

Concernant les huiles essentielles je préfère vous mettre en garde : leur usage répété prolongé ou à des doses importantes, par voie orale, peut créer des effets secondaires assez catastrophiques. Pour en savoir + consultez mon article sur le sujet : candidose et huiles essentielles.

Probiotiques et soutien des muqueuses digestives

Une fois le travail naturopathique bien enclenché, lorsque les symptômes ont nettement diminué, il est temps de soutenir la bonne flore intestinale et les muqueuses digestives.

Pour cela je conseille d’utiliser un complexe de probiotiques comprenant plusieurs souches de bactéries lactobacilles et bifidobactérium. Certaines personnes peuvent ressentir des inconforts de type ballonnements ou gaz lorsqu’elles prennent des probiotiques dans ce cas je conseille de diminuer les doses jusqu’à retrouver davantage de confort digestifs puis de les augmenter très progressivement.

Aussi, le candida albicans favorise la perméabilité intestinale. C’est pourquoi, une fois le travail antifongique bien entamé, je conseille d’utiliser de la glutamine et du collagène pour favoriser la réparation de la muqueuse intestinale. 

Travail stomacal

Enfin, beaucoup de personnes atteintes de candidose chronique ont besoin de faire un travail sur leur estomac. 

Les problématiques d’estomac telles que la gastrite, les troubles ORL, les remontées acides, les aigreurs, les éructations, peuvent être à la fois la cause et la conséquence des problèmes de candidose chronique.

Quoi qu’il en soit, il n’est pas rare qu’il soit nécessaire de faire un travail sur l’estomac notamment avec des compléments alimentaires qui favorisent la bonne acidité stomacale mais aussi la bonne intégrité de la muqueuse de l’estomac. Lorsque l’estomac est en souffrance ou s’il est la cause de problèmes, il faut aussi augmenter sa vigilance quant à son alimentation (mastication, exclusion des aliments acides, repas ultra digeste et simple).

Vous l’aurez compris, le travail naturopathique pour lutter contre la candidose chronique ne se résume pas à l’emploi d’antifongiques naturels.

Il est nécessaire de prendre de nombreux autres compléments alimentaires. Mais là encore, ce n’est pas tout !

L’alimentation entre en jeu dans votre guérison, et les efforts à faire sont parfois vus comme draconiens, parlons-en.

Alimentation à adopter contre la candidose chroniques

La plupart des personnes atteintes de candidose chronique focalisent beaucoup sur l’alimentation anti-candida. Je l’ai vécu aussi et je sais que l’on dépense beaucoup d’énergie à chercher les aliments autorisés et interdits du régime.

Effectivement il est important d’adapter une alimentation très saine avec très peu de sucre, très peu de gluten et bien souvent peu de produits laitiers.

On trouve sur le net de nombreuses listes d’aliments autorisés / non autorisés pour la candidose. Elles ne sont bien entendu pas toutes identiques et cela apporte beaucoup de confusion et de doutes aux personnes qui souhaitent bien faire et ont peur de nourrir la candidose avec certains aliments.

Certains auteurs recommandent d’exclure tous les fruits, d’autres non, certains autorisent les pommes de terre, d’autres les déconseillent fortement, certaines sources considèrent que tout aliment fermenté contenant des levures doit être formellement retiré de l’alimentation, On peut lire tout un tas de choses sur le régime candidose et on lit parfois aussi tout et son contraire.

Pour ma part j’ai écrit un livre sur le sujet et il fait pas moins de 250 pages c’est vous dire à quel point cet alimentation est à la fois complexe et contraignante.

Cependant il me semble que beaucoup de thérapeutes et de personnes atteintes de candidose chronique focalisent trop sur les aliments interdits ou autorisés alors que bien d’autres points sont essentiels à la guérison.

Par exemple, une mastication intense, une glycémie stable et une absence totale de grignotage sont absolument primordiales pour sortir de tout trouble digestif et notamment de candidose chronique. 

C’est pourquoi connaître les aliments les plus favorisant pour le candida albicans est important, mais ne suffit pas pour adopter un régime anti candidose. Il faut aussi être capable de construire des repas qui n’impactent pas la glycémie, qui sont nutritifs, et qui sont bien organisés au fil de la journée. Cela permet de respecter au mieux la physiologie digestive et un système digestif qui fonctionne correctement est LA base pour sortir de la candidose chronique.

Cela étant dit pour ma part j’exclus du régime candidose les produits contenant du sucre ou de l’alcool, le gluten ainsi que la plupart des produits laitiers non biologiques. J’insiste également sur l’éviction quasi totale du café du thé et du chocolat qui sont des excitants et qui participent bien souvent au mauvais fonctionnement de l’estomac et à des variations importantes de glycémie. 

Je déconseille aussi les aliments difficiles à digérer tels que les légumineuses ou certains légumes riches en fodmap, si l’on est atteint de ballonnements ou de gaz. 

Ces aliments sont excellents pour la santé lorsque le système digestif est assez performant, mais lorsque ce n’est pas le cas ils deviennent tout à fait indigestes et participent aux inconforts et aux maldigestions.

Concernant les levures au fur et à mesure de mon expérience j’ai pu constater que la majorité des personnes atteintes de  mycose chronique ou de symptômes de candidose n’ont pas de problème avec les levures ou les champignons. Ainsi, je ne les conseille pas particulièrement, par mesure de précaution, mais je considère qu’il n’est pas nécessaire de vouloir les chasser à tout prix de l’alimentation. 

En revanche une partie des personnes atteintes de candidose souffrent aussi d’intolérance forte à l’histamine c’est pourquoi les aliments fermentés peuvent les faire réagir.

Notez aussi que certains aliments fermentés, notamment par exemple des boissons comme le kéfir, le kombucha, ou encore les légumes fermentés peuvent générer chez les personnes atteintes de candidose ou de dysbiose beaucoup de ballonnements ou de gaz.

Aussi comme dit plus haut il est souvent nécessaire d’adopter un régime alimentaire très respectueux de l’estomac lorsque celui-ci est en souffrance ou lorsqu’il semble être une des causes des problèmes de candidose. 

Cela signifie exclure totalement le café ainsi que le décaféiné, le chocolat, le thé mais aussi la tomate et la sauce tomate, les jus de citron, les vinaigres, les épices fortes comme la moutarde ou les épices à base de piment, de curry, le chili mais aussi malheureusement les édulcorants que j’utilise habituellement en régime candidose tels que le xylitol… (seule le yacon et la stevia naturelle restent possibles).

Soulager la sphère stomacale nécessite également de manger des repas très simples avec le moins d’aliments possible dans l’assiette, et surtout d’adopter une alimentation peu riche en lipides. En effet un estomac en difficulté a beaucoup de mal avec les apports importants de graisse ou avec certains aliments à tendance grasse comme les oléagineux ou la noix de coco, les poissons gras… 

Vous l’aurez compris, là encore le sujet n’est pas simple et demande de l’individualisation en fonction de l’avancée de votre candidose et des symptômes dont vous souffrez (par exemple ballonnements, intolérance à l’histamine, problème avec la sphère stomacale…).

Vous trouverez de nombreuses informations sur l’alimentation anti-candidose, sur ce blog, sur ma chaîne youtube, et dans mon ebook votre régime anti-candidose.

Notez aussi que les recettes qui se trouvent sur ce blog sont adaptées au régime candidose, et que je vous conseille vivement de demander à recevoir mon bonus des 5 recettes anti-candidose ultra simples pour vous aider dans votre régime candidose :

Applications locales

Si votre candidose chronique s’accompagne de mycoses en local, comme par exemple une mycose buccale, une mycose génitale, ou encore une mycose au niveau de la peau, je conseille fortement de traiter localement ces affections.

Il est vrai que votre protocole global anti-candidose (alimentation, compléments antifongiques, autres compléments, gestion du stress…) va impacter vos mycoses et devrait vous en débarrasser petit à petit.

Mais d’après mon expérience il est tout de même nécessaire d’appliquer localement des substances antifongiques sur vos mycoses. En effet, j’ai pu remarquer à plusieurs reprises que le fait d’adopter une alimentation et une complémentation antifongique peut parfois réveiller les mycoses locales, normalement de façon temporaire mais parfois, c’est tenace..

Mon avis est que le fait d’attaquer le candida dans l’intestin (avec des compléments alimentaires et l’alimentation anti candidose) provoque parfois chez le candida une réaction de survie dans d’autres zones du corps (bouche, vagin, zone génitale…).

Quoi qu’il en soit, je conseille toujours d’attaquer le candida sur tous les fronts. Ainsi si vous souffrez de mycose buccale, génitale ou autre, il sera nécessaire d’agir avec l’application de substances antifongiques en plus de votre protocole global. J’ai de nombreux articles à ce sujet c’est pourquoi je vous les mets en lien ci-dessous pour que vous puissiez aller lire mes conseils :

Conclusion

La candidose chronique (dite aussi candidose intestinale ou digestive ou SIFO selon le terme anglais) peut faire suite à une prise d’antibio répétée ou sur du long terme, à une alimentation très riche en sucres et en glucides, à des évènements traumatiques ou à un stress chronique, ou encore parfois à la prise de corticoïdes ou de certaines pilules contraceptives. Mais bien souvent, c’est une combinaison de plusieurs de ces facteurs qui mène à une situation de candidose.

On peut alors souffrir de nombreux symptômes assez variés mais les principaux sont des mycoses chroniques et / ou résistantes, ou qu’elles soient localisées, des troubles digestifs de tout ordre, de la fatigue, de la difficulté à se concentrer, une impression de gueule de bois sans avoir bu, des symptômes anxio-dépressifs. 

Mais étant donné que la candidose chronique a beaucoup de répercussions sur tout l’organisme (carences, hyperperméabilité intestinale, mauvaise flore et mauvaise absorption, déséquilibre hormonal…) les symptômes sont souvent nombreux et divers. On peut donc aussi citer les règles douloureuses, l’eczéma ou psoriasis, la frilosité, les maux de tête et migraines, dws douleurs musculo-articulaires, tendinites, …

On peut réaliser des tests dans des labos privés pour tenter d’y voir plus clair sur notre situation : voir mon article sur le sujet. 

C’est une maladie encore peu reconnue par le corps médical mais qui est bien appréhendée par les médecins micro-nutritionnistes ou les médecins fonctionnels. 

Pourtant le candida albicans est bien connu dans le monde médical puisqu’il est à l’origine de mycoses locales parfois très résistantes mais aussi potentiellement d’une maladie grave, la candidémie.

Il existe donc des médicaments antifongiques tels que le fluconazole, la nystatine ou le fungizone pour lutter contre les infections liées au candida.

De nombreuses substances naturelles sont également très antifongiques : le lapacho, l’extrait de pépin de pamplemousse, la berbérine, le neem, certaines huiles essentielles l’acide caprylique ou undécylénique, l’argent colloïdal,…

Mais qu’elle soit médicamenteuse ou naturelle, la prise d’antifongique ne suffit pas à combattre une candidose chronique. Il est également nécessaire de modifier drastiquement son alimentation afin de réduire les apports en sucre et gluten et de respecter parfaitement sa physiologie digestive. 

Il faut aussi soutenir les organes émonctoires (foie notamment), travailler l’expulsion lente des toxines et des métaux lourds, favoriser la reconstruction des muqueuses gastro-intestinales et de la flore digestive, stimuler l’immunité, la thyroïde et la vitalité. 

Le stress chronique est également un facteur très favorisant de candidose, il est donc primordial de travailler cet axe là lorsque l’on veut en finir avec les problèmes liés au candida albicans. 

4 réflexions au sujet de “Candidose chronique : symptômes, causes, diagnostic et solutions”

  1. Merci Juliette pour ce travail riche et complet. Lorsque que ma naturopathe m’a annoncée que j’avais un candida albicans, j’étais perdue. Enfin, je comprenais que mes douleurs intestinales, diarrhées et cystines à répétition était du à cette candidose.
    Comment m’organiser pour les repas.
    Le livre et les recettes et les vidéos ont été d’un grand recours.
    Les recettes sont très gouteuse et faciles à réaliser.
    Merci pour tout.

    Répondre
  2. Bonjour Juliette,

    Comme ancien professionnel des la santé de près de 88 ans j’ai la possibilité de pouvoir me permettre de juger les connaissances d’une spécialiste de la candidose, surtout que j’ai été moi-même atteint de cette pathologie depuis de nombreuses années. .

    Voilà un SUPER article qui résume en totalité les effets d’une candidose chronique et les traitement possibles. Je ne puis que vous recommander Juliette pour un suivi sérieux de cette maladie car la médecine classique ne traite que la superficie apparente de cette maladie sans l’approfondir alors qu’il faille en chercher les causes.

    Bravo et Merci le spécialiste Juliette.

    Cordialement.

    Richard.

    Répondre
    • Bonjour Richard,
      Un grand merci pour ton message, je suis vraiment très honorée et très touchée car je respecte énormément ton travail.
      A bientôt avec plaisir,
      Juliette

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