Vous souffrez de démangeaisons, de brûlures ou de pertes blanches « inhabituelles » et on vous a diagnostiqué une mycose vulvaire ou une mycose vaginale ? C’est une infection très fréquente chez les femmes, mais quand ca récidive, on est souvent contraint à chercher un traitement naturel pour ces mycoses génitales qui peuvent s’avérer très coriaces.
Durée du traitement, traitement naturel des mycoses vulvaires, traitement médical, ovules, alimentation et compléments : je vais vous présenter dans cet article de nombreuses informations très utiles tirées de mon expérience en naturopathie, dans les solutions naturelles contre mycoses et candidoses.
⚠️ Important – Cadre médical indispensable
La mycose vulvaire doit être diagnostiquée par un professionnel de santé (médecin ou gynécologue), afin de confirmer l’origine des symptômes et d’écarter d’autres causes possibles.
Les traitements antifongiques locaux (crèmes ou ovules médicamenteux) constituent la référence en phase aiguë et permettent généralement de faire régresser rapidement l’infection.Les approches naturelles présentées dans cet article s’inscrivent dans une démarche complémentaire. Elles peuvent aider à apaiser la zone intime et à travailler sur les facteurs favorisant les récidives, mais ne remplacent en aucun cas un suivi médical, en particulier en cas de douleurs importantes, de symptômes persistants, de récidives fréquentes ou de grossesse.
Sommaire
- Comprendre la mycose vulvaire pour la traiter naturellement
- Traitement médical de la mycose vulvaire : la référence en phase aiguë
- Traitement naturel de la mycose vulvaire : une approche complémentaire
- Grossesse et mycose vulvaire : prudence indispensable
- Aloe vera pour les mycoses vulvaires
- Huile de coco : protéger et limiter l’irritation
- Ovules naturels au calendula contre la mycose vaginale
- Traitement naturel de la mycose vaginale : ovules de probiotiques
- Probiotiques oraux : agir sur le terrain
- Compléments antifongiques naturels par voie orale
- Solutions naturelles des mycoses vulvaires : hygiène intime et hygiène de vie
- Modifier son alimentation pour traiter naturellement les mycoses vulvaires
- FAQ – Mycoses vulvo-vaginales
- ❓Une mycose vaginale peut-elle disparaître toute seule ?
- ❓Combien de temps dure une candidose vaginale ?
- ❓ La mycose vaginale est-elle contagieuse ?
- ❓ Peut-on utiliser plusieurs traitements naturels en même temps pour une mycose vaginale ?
- ❓ Pourquoi la mycose vaginale revient-elle souvent après un traitement antifongique ?
- Conclusion au sujet du traitement naturel des mycoses vulvaires
Résumé du traitement naturel de la mycose vulvaire ou vaginale :
▶️ Après prise en charge médicale, on peut utiliser des probiotiques vaginaux et oraux, de l'aloe vera et de l'huile de coco en local, du calendula sous forme d'ovule
▶️ Attention aussi au manque de lubrification, aux vêtements serrés, au port de vêtements humides. Portez des sous-vêtements en coton et lavez les à 60 degrés.
▶️ Si cela revient sans cesse, je conseille de travailler le terrain : alimentation, stress et compléments alimentaire pour l'immunité et action anti-fongique
Comprendre la mycose vulvaire pour la traiter naturellement
Qu’est-ce qu’une mycose vulvaire / mycose vaginale ?
Une mycose vulvaire est donc une infection de la vulve, la partie externe des organes génitaux féminins, par un champignon microscopique.
Le champignon le plus souvent en cause est le Candida albicans, qui fait partie de la flore normale du vagin et même de l’intestin mais… mais qui peut devenir problématique lorsqu’un déséquilibre de la flore ou du terrain est présent.
Il peut s’agir aussi du Candida glabrata, tropicalis ou parapsilosis par exemple.
Les médecins font parfois une différence en fonction de où se situent les problèmes :
- plutôt des pertes = vagin, mycose vaginale)
- plutôt des démangeaisons externes = vulve, mycose vulvaire
- aussi, les deux zones peuvent être concernées = mycose vulvo-vaginale
Aussi, sachez qu’une inflammation de la vulve s’appelle vulvite, et du vagin, vaginite. Du coup, pour les mycoses on parle aussi parfois de vulvo-vaginite candidosique.
Si vous souffrez de mycoses chroniques et de problème de digestion, cet article pourrait vous intéresser : symptomes de candidose chronique
Les facteurs favorisant l’apparition de mycoses génitales
Lorsque l’on cherche à comprendre l’origine d’une mycose vulvaire, on retrouve souvent les mêmes facteurs favorisants mis en avant :
- La prise d’antibiotiques
- Le diabète
- La grossesse
- Certaines pilules contraceptives
- Le stress chronique
- L’hygiène intime excessive ou inadaptée
- La présence d’infections ou inflammations génitales associées
- Une diminution de l’immunité due à certaines maladies
Mais il est possible aussi de ne pas avoir de tels facteurs de risques et de souffrir quand même de mycoses génitales à répétition (j’en parle ici).
Traitement médical de la mycose vulvaire : la référence en phase aiguë
Lorsqu’une mycose vulvaire est diagnostiquée, le traitement médical permet généralement de faire régresser rapidement les symptômes tels que les démangeaisons, brûlures ou pertes anormales.
Les traitements antifongiques locaux, sous forme de crèmes ou d’ovules vaginaux d’econazole, sont le plus souvent prescrits en première intention.
Dans certains cas (récidives fréquentes, formes étendues, terrain spécifique), un traitement antifongique par voie orale comme le fluconazole peut être envisagé par le médecin.
👉 Seul un professionnel de santé est en mesure de :
- confirmer le diagnostic de mycose vulvaire
- éliminer d’autres causes possibles de symptômes génitaux
- et proposer un traitement adapté à la situation
Les traitements médicaux agissent efficacement sur l’infection, mais qu’ils n’agissent pas toujours sur les facteurs favorisant les récidives, ce qui explique pourquoi certaines femmes voient les mycoses revenir après l’arrêt du traitement.
Traitement naturel de la mycose vulvaire : une approche complémentaire
Une fois le traitement médical antifongique mis en place (ou terminé), certaines approches naturelles peuvent être envisagées en complément, notamment pour apaiser la zone vulvaire, soutenir la flore et limiter les récidives.
Ces options ne remplacent pas un traitement prescrit par un médecin en phase aiguë. Leur intérêt se situe surtout dans l’accompagnement, le confort et le travail de fond sur le terrain.
Grossesse et mycose vulvaire : prudence indispensable
Les solutions naturelles évoquées dans cet article ne sont pas adaptées aux femmes enceintes.
👉 En cas de mycose vulvaire pendant la grossesse, seul un professionnel de santé (médecin ou sage-femme) est en mesure de :
- poser un diagnostic fiable
- prescrire un traitement antifongique compatible avec la grossesse
- et assurer un suivi sécurisé pour la mère et le bébé
Il est donc fortement déconseillé d’initier des traitements naturels, locaux ou par voie orale, sans avis médical préalable pendant cette période.
Aloe vera pour les mycoses vulvaires
L’aloe vera est reconnu pour ses propriétés apaisantes, hydratantes et réparatrices, mais aussi antifongiques.
🔎 Source scientifique : Aloe vera extract reduces both growth and germ tube formation by Candida albicans
- il aide à calmer les démangeaisons et sensations de brûlure
- il favorise l’équilibre de la flore vaginale
- il peut être utile comme lubrifiant et permetttra d’éviter les mycoses vulvaires après les relations sexuelles
👉 L’aloe vera s’utilise uniquement en usage externe, sous forme de gel pur que l’on trouve en magasin bio ou en pharmacie.
N’hésitez pas à demander l’avis d’un médecin.
Huile de coco : protéger et limiter l’irritation
L’huile de coco est utile pour son effet émollient et protecteur, notamment lorsque la peau vulvaire est sèche ou irritée.
Elle présente donc un peu les mêmes bénéfices que l’aloe vera :
- il aide à réparer les muqueuses irritées
- elle posséde des acides gras anti-candida : acide laurique et caprylique
- elle peut être utile comme lubrifiant MAIS elle n’est pas compatible avec les préservatifs en latex
👉 Là encore, l’usage est strictement externe.
Note : l'huile de coco peut aussi servir de support aux huiles essentielles antifongiques diluées, mais cela doit se faire avec un professionnel formé sur le sujet.
Ovules naturels au calendula contre la mycose vaginale
Le calendula est une plante reconnue pour ses propriétés apaisantes et réparatrices, notamment au niveau des muqueuses.
Par ailleurs le calendula présente des vertus antifongiques intéressantes.
🔎 Source scientifique : Comparing the effects of Calendula officinalis and clotrimazole on vaginal Candidiasis: A randomized controlled trial
C’est pourquoi il existe des ovules au calendula spécifiquement pour la voie vaginale, dans les pharmacies spécialisées en homéopathie, ou sur commande dans une pharmacie classique, ou sur internet par exemple ici.
Si on ressent des irritations vulvaires sans mycose diagnostiquée suite à votre visite médicale, il peut aussi être un excellent choix pour retrouver le confort vaginal : demandez conseil à votre pharmacien.
👉 Les ovules naturels au calendula peuvent être envisagés après un traitement antifongique, lorsque la muqueuse reste sensible ou fragilisée ou encore en cas de sécheresse vaginale.
Traitement naturel de la mycose vaginale : ovules de probiotiques
Ces ovules probiotiques visent à recoloniser la flore vaginale en lactobacilles, ce qui peut être particulièrement utile après l’usage d’antifongiques.
Ils aident à restaurer un environnement vaginal protecteur, très pertinent en cas de récidives fréquentes.
👉 Leur utilisation se fait généralement après la phase aiguë, en accord avec les recommandations médicales.
👉 Ces ovules sont aussi très recommandés si vous avez fait un prélèvement vaginal et que votre résultat relève une absence de flore de doderlein, qui est la bonne flore vaginale, protectrice.
Info :
L'union européenne a supprimé en 2023 la commercialisation des ovules de probiotiques, notamment le ladyflor candida et le gynophilus, qui marchaient très bien.
Les ovules de probiotiques du marché ont donc disparu vers 2023 une fois les stocks écoulés. Heureusement, certains fabricants ont trouvé une astuce : ils ont crée des ovules de probiotiques "tyndallisés" par exemple Evabiote.
Probiotiques oraux : agir sur le terrain
Les probiotiques pris par voie orale peuvent jouer un rôle intéressant dans les mycoses vulvaires récidivantes, en agissant indirectement sur le terrain.
En effet, la flore intestinale influence la flore vaginale : certains déséquilibres digestifs peuvent favoriser les récidives au niveau génital. Ainsi, les probiotiques peuvent aider à rééquilibrer cet écosystème sur le long terme.
🔎 Source scientifique : The Role of Probiotics in the Treatment of Vulvovaginal Candidiasis: A Systematic Review and Meta-Analysis
👉 Il s’agit d’une stratégie de fond, utile surtout après un traitement antifongique ou dans un contexte de mycoses répétées.
Les probiotiques par voie orale ne constituent pas une solution immédiate en phase de crise.
Compléments antifongiques naturels par voie orale
Certaines plantes ou substances naturelles peuvent être utilisées pour leur action antifongique, dans une logique de soutien global, et avec l’accompagnement d’un professionnel formé au sujet.
- elles peuvent aider à corriger un terrain favorable aux récidives
- elles s’intègrent dans une approche plus large (alimentation, flore, immunité)
Pour en savoir plus, consultez cet article : antifongiques naturels
👉 Ces compléments ne remplacent ni un antifongique médical ni un diagnostic.
Ils doivent être envisagés hors phase aiguë, et adaptés à chaque situation individuelle.
⚠️ À savoir
Les solutions naturelles évoquées ne conviennent pas à toutes les situations. Leur utilisation doit être adaptée au contexte individuel (terrain, traitements en cours, pathologies associées) et discutée avec un professionnel de santé lorsque nécessaire.
Solutions naturelles des mycoses vulvaires : hygiène intime et hygiène de vie
Les mycoses vulvaires et gel de lavage
L’hygiène intime est essentielle pour prévenir les mycoses vulvaires, mais elle doit être douce et respectueuse de la flore vaginale.
- Optez pour un gel gynécologique à ph physiologique, en pharmacie
- Lavez vous une fois par jour seulement
- Eviter les bains si vous sentez qu’une crise peut arriver
Sexe, contagion et lubrification en cas de mycose vulvaire
La question de la contagion revient souvent.
La mycose vulvaire n’est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible classique, mais dans certains contextes, des échanges de levures peuvent avoir lieu, notamment si le ou la partenaire présente lui-même un terrain sensible aux mycoses.
👉 En cas de récidives fréquentes ou de symptômes chez le partenaire, un avis médical peut être utile afin d’évaluer la situation au sein du couple.
Pendant une mycose vulvaire active, les rapports sexuels peuvent :
- accentuer l’irritation
- entretenir l’inflammation
- et donc retarder l’amélioration des symptômes
C’est pourquoi il est souvent recommandé de mettre les rapports en pause pendant la phase aiguë, puis de reprendre progressivement une fois l’inconfort calmé.
La lubrification joue également un rôle important.
Un manque de lubrification peut favoriser les micro-irritations et fragiliser la muqueuse, ce qui peut entretenir les mycoses.
👉 Des lubrifiants naturels bien tolérés, comme le gel d’aloe vera, peuvent aider à améliorer le confort local.
L’huile de coco peut également être utilisée dans certains cas, mais elle est incompatible avec les préservatifs en latex, qu’elle peut fragiliser.
Solutions naturelles des mycoses vulvaires : vêtements adaptés
Le choix des vêtements peut aussi avoir une influence sur le risque de mycoses vulvaires :
- Portez des sous-vêtements en coton.
- Lavez-les minimum à 60 degrés : c’est la température qui permet d’éliminer les germes.
- Choisissez des culottes plutôt que des strings, qui peuvent générer davantage de frottements sur la vulve et l’irriter.
- Évitez les vêtements trop serrés, comme les jeans ou les pantalons slim qui compriment la zone intime et empêchent la circulation de l’air et du sang.
- Dormez nue si possible ! Il est préférable de dormir nue et d’ajouter si besoin une couverture au dessus de votre couette que de dormir en pyjama, du moins quand la crise est passée et qu’on veut prévenir les récidives
- Évitez aussi les serviettes hygiéniques non bio, ainsi que les protèges slips : le contact avec ces produits contenants des produits chimiques pourrait détériorer l’équilibre de votre vulve.
Situation à risque pour les mycoses vulvaires : activités dans l’eau
L’humidité est un facteur favorisant, et ainsi le fait de rester mouillée par exemple dans un maillot de bain, peut poser problème.
- Conseil : se sècher et se changer rapidement après les baignades et sports nautiques.
Stress et mycose vulvaire : gérer son impact sur l’équilibre intime
Le stress chronique (répété souvent) est un facteur qui peut favoriser les mycoses vulvaires ou vaginales, car il affaiblit le système immunitaire et rend ainsi plus vulnérable aux infections.
Il peut aussi modifier le pH et la flore du vagin, en perturbant le cycle menstruel ou la sécrétion d’hormones. Aussi, le cortisol libéré lors du stress favorise la forme filament du candida albicans, donc les mycoses.
Il est donc important d’apprendre à éviter les conséquences du stress. Voici quelques ressources pour y parvenir :
- Consultez mon article sur le nerf vague et mettez en place 1 à 2mn d’exercice par jour.
- Pratiquez une activité physique régulière, qui permet de libérer des endorphines, les hormones du bien-être, et de réduire le cortisol, l’hormone du stress.
- Réfléchissez à vos valeurs, à ce qui est important pour vous dans la vie, et allégez peut être votre agenda en fonction de cela.
Modifier son alimentation pour traiter naturellement les mycoses vulvaires
Une bonne alimentation est essentielle pour prévenir naturellement les mycoses vulvaires ou vaginales, car elle permet de renforcer le système immunitaire, de rétablir l’équilibre de la flore intestinale et vaginale et de limiter la croissance du Candida albicans.
Voici quelques conseils pour adopter une alimentation anti-mycose :
Réduire la consommation de sucre pour traiter les mycoses vulvaires
Le sucre est l’aliment préféré du Candida albicans, qui s’en nourrit pour se multiplier. Il faut donc réduire au maximum la consommation de sucre sous toutes ses formes : sucre blanc, sucre roux, miel, sirop d’érable, confiture, chocolat, bonbons, pâtisseries, biscuits, céréales raffinées, fruits secs, jus de fruits, sodas, alcool, etc.
Remplacer le sucre : pas si compliqué ! Venez voir les solutions ici
Il faut également éviter aussi de faire des repas à index glycémique élevé c’est a dire basés uniquement sur pain, pâtes, riz, pommes de terre et gâteaux biscuits etc
Si votre digestion le permet : privilégiez les céréales complètes ou semi-complètes, qui ont un index glycémique plus bas et qui apportent des fibres bénéfiques pour la flore intestinale.
Des aliments riches en probiotiques pour traiter naturellement la mycose vulvaire ?
Les probiotiques ont potentiellement un rôle protecteur contre les infections, puisqu’ils empêchent le Candida albicans de s’implanter trop massivement sur les muqueuses, elles le « gardent à sa place ».
Vous allez donc lire qu’il est donc important de consommer des aliments riches en probiotiques, comme le yaourt, le kéfir, le miso, le tempeh, la choucroute ou les légumes lactofermentés et/ou de prendre des compléments alimentaires à base de probiotiques, en choisissant des souches adaptées à la flore vaginale, comme les lactobacilles.
Cela peut énormément aider certaines femmes, mais si vous souffrez de troubles digestifs tels que des ballonnements, vous pourriez empirer ces symptômes.
Gluten, levure, produits laitiers…
Si vos mycoses continuaient, il faudra peut être diminuer le gluten, et même certains fruits potentiellement.
Conclusion : si vous souffrez de mycoses vulvaires chroniques + d’autres symptomes comme des troubles digestifs, il est conseillé d’en parle avec un naturopathe et avec un médecin fonctionnel, votre situation nécessite probablement une approche globale.
🔎 Pour aller plus loin : les aliments pour le régime anti-candida
FAQ – Mycoses vulvo-vaginales
❓Une mycose vaginale peut-elle disparaître toute seule ?
Chez certaines personnes immunocompétentes, des formes légères de candidose vaginale peuvent parfois s’atténuer spontanément.
En revanche, lorsque les symptômes persistent, s’aggravent ou réapparaissent régulièrement, il est important de demander un avis médical, afin d’obtenir un diagnostic précis et d’écarter d’autres causes possibles.
❓Combien de temps dure une candidose vaginale ?
La durée d’une candidose vaginale varie selon la cause, le traitement mis en place et l’équilibre du terrain.
Une prise en charge adaptée permet généralement une amélioration des symptômes en quelques jours, mais des récidives peuvent survenir si les facteurs favorisant ne sont pas corrigés.
❓ La mycose vaginale est-elle contagieuse ?
La mycose vaginale n’est pas considérée comme une infection hautement contagieuse.
Toutefois, dans certains contextes, les rapports sexuels peuvent faciliter la transmission de levures, en particulier chez des personnes au terrain fragilisé ou présentant une immunité affaiblie.
❓ Peut-on utiliser plusieurs traitements naturels en même temps pour une mycose vaginale ?
Il est possible d’associer plusieurs approches naturelles, mais pas toutes en même temps, et surtout pas de manière anarchique.
La muqueuse vaginale est sensible : multiplier les substances actives peut entraîner irritation, sécheresse ou déséquilibre de la flore.
En pratique, il est souvent préférable de :
- alterner les approches
- privilégier les solutions les mieux tolérées
- et introduire les traitements progressivement, en observant la réaction
👉 L’objectif n’est pas d’“attaquer” le candida par tous les moyens, mais de restaurer un environnement génital plus équilibré.
❓ Pourquoi la mycose vaginale revient-elle souvent après un traitement antifongique ?
Les traitements antifongiques médicamenteux sont généralement efficaces pour réduire rapidement la prolifération des levures et soulager les symptômes.
En revanche, ils n’agissent pas toujours sur les facteurs favorisant les récidives.
Après le traitement, la flore vaginae peut rester fragilisée, ce qui facilite une recolonisation rapide du candida, surtout en cas de :
- alimentation riche en sucres
- traitements antibiotiques répétés
- déséquilibres digestifs
- fatigue ou stress prolongé
👉 C’est pourquoi les approches naturelles, l’alimentation et parfois les probiotiques peuvent être utiles en phase post-traitement, pour limiter les rechutes.
Conclusion au sujet du traitement naturel des mycoses vulvaires
La mycose vulvaire est une infection courante, qui peut toutefois être très inconfortable et très récidivante. Elle se manifeste par des démangeaisons, des brûlures, des rougeurs et des pertes blanches au niveau de la vulve et du vagin. Elle est due à la prolifération du champignon Candida albicans (ou autres types de candida parfois, comme le glabrata), organisme qui peut déséquilibrer la flore vaginale.
Pour traiter médicalement la mycose vulvaire, il existe des médicaments antifongiques sous forme d’ovules (econazole), de crèmes (econazole) ou de comprimés (fluconazole), prescrits par le médecin.
Si ces solutions ne vous suffisent pas, ou si vous voulez directement (avec accord du médecin) tester des options naturelles en local. Il faudra aussi opter pour de bonnes habitudes d’hygiène intime, par exemple choisir des vêtements pas trop serrés et sous-vêtements en coton lavés à 60 degrés minimum.
Enfin, si les mycoses vulvaires sont très chroniques, vous pourriez aussi modifier votre alimentation et envisager la prise d’antifongiques naturels puis de probiotiques avec un professionnel formé sur le sujet.
Ces mesures permettront de renforcer le système immunitaire et la digestion, de rétablir peu à peu l’équilibre de la flore vaginale et de limiter la présence du Candida albicans.
RAPPEL : N’utilisez pas le traitement naturel de la mycose vulvaire proposé dans cet article si vous êtes enceinte, demandez conseil à votre médecin et/ou pharmacien.
