Huile de coco et mycoses

Vous avez peut-être lu ou entendu parler de l’huile de coco comme remède pour les mycoses vaginales ou encore pour les mycoses au pied voire les mycoses buccales.

Vous vous demandez sans doute si ces propriétés antifongiques sont réelles et comment utiliser l’huile de coco pour soulager voire anéantir vos mycoses.

Je suis naturopathe spécialisée en candidose intestinale et mycoses chroniques, et je vais faire le point sur ces questions dans cet article.

Pourquoi l’huile de coco est antifongique ?

L’huile de coco contiennent 3 acides gras à chaîne moyenne (vous avez peut être déjà vu le terme MCT Medium Chain Triglycérides en anglais) :

  • Acide caprylique : 7,5 g pour 100g d’huile de coco
  • Acide caprique : 6 g pour 100g d’huile de coco
  • Acide laurique : 44 g pour 100g d’huile de coco

Ces 3 acides gras ont démontré qu’ils avaient des propriétés antibactériennes, antivirales et antifongiques, surtout les 2 premiers, ils abiment la membrane des champignons ce qui aide à leur destruction.

C’est à ma connaissance l’action antifongique la plus classique (par exemple les médicaments azolés comme le fluconazole fonctionnent comme ca aussi) : une fois que la membrane cellulaire du candida (son enveloppe en quelque sorte, donc sa protection) est affaiblie, l’intérieur de la cellule est accessible plus facilement au système immunitaire qui peut alors l’attaquer.

E sinon, c’est quoi un acide gras ? C’est tout simplement un lipide.

Et à chaine moyenne ? Ca veut dire que leur « longueur » chimique est moyenne. Ces 3 acides, caprylique, caprique et laurique, ont respectivement 8 carbones, 10 carbones, 12 carbones, ce qui est ni grand ni petit et est donc… moyen.

L’huile de coco et mycose « locale » : utilisations

Je vais vous décrire ici les utilisations de l’huile de coco que je conseille à mes clients dans le cadre de l’accompagnement Sortir de la Candidose, et cela pourrait vous être très utile pour soulager vos mycoses.

Par contre, si votre mycose (qu’elle soit cutanée, génitale ou buccale…) revient sans cesse, je vous conseille vraiment de contacter un naturopathe spécialiste du sujet ou un médecin fonctionnel pour faire un travail de fond.

Infections fongiques peau et huile de coco

L’huile de coco est assez bien absorbée par la peau et est donc un excellent traitement pour toutes sortes d’infections fongiques locales.

Certaines personnes remarquent même de bons résultats sur du psoriasis ou de l’eczéma, c’est donc très pratique car si vous avez de la sécheresse cutanée avec un peu de démangeaisons / rougeurs, elle pourra être essayée et peut être donner de bons résultats.

Malheureusement, je sais que c’est actuellement quasi Mission Impossible de consulter un dermatologue en France… Alors quand on a une petite plaque sur la peau, on va voir le médecin généraliste et/ou la pharmacien.

Mais je sais qu’on obtient pas toujours un diagnostic clair… Auquel cas, tester l’huile de coco (avec accord du médecin ou pharmacien) ne coute pas grand chose.

Ensuite, l’huile de coco pourra bien sur être utilisée sur les mycoses cutanées qui peuvent se trouver dans les plis de l’aine ou sous les seins, par exemple (les champignons aiment beaucoup l’humidité).

Mais dans le cas ou vous avez obtenu le diagnostic de mycose, je conseille alors d’ajouter, en plus de l’huile de coco, des Huiles Essentielles (HE).

La plus connue des HE antifongiques (on la trouve super facilement en magasin bio ou pharmacie) est l’arbre à thé dite aussi tea tree (melaleuca alternifolia), et elle est effectivement efficace.

On en utilisera 3 gouttes pour chaque cuillère à café d’huile de coco, et on applique ce mélange sur les parties touchées, sans hésiter à déborder.

D’autres HE sont très bien, et j’aime d’ailleurs le fait d’en utiliser plusieurs, si vous en avez la possibilité choisissez donc, en plus de l’HE de tea tree, une ou 2 autres parmi :

  • HE manuka (Leptospermum scoparium) : peu connue, chère et mauvaise odeur mais très antifongique
  • HE laurier noble (laurus nobilis)
  • HE thym à linalol (thymus vulgaris L. linaloliferum)
  • HE géranium rosat (pelargonium asperum)
  • HE palmarosa (cymbopogon martinii)
  • et j’ajoute l’extrait de pépin de pamplemousse, qui n’est pas une HE mais s’utilise de la même manière et est très antifongique.

Si on a choisi 2 ou 3 huiles essentielles, on en met quand même au total 3 gouttes pour 1 cc d’huile.

Exemple de mélanges :

  • 1 cc d’huile de coco + 2 gt d’HE arbre à thé + 1 gt d’HE laurier noble
  • 1 cc d’huile de coco + 1 gt d’HE arbre à thé + 1 gt d’HE laurier noble + 1 gt HE géranium
  • ou encore 1 cc d’huile de coco + 1 gt d’HE arbre à thé + 2 gt d’EPP (extrait de pépin de pamplemousse)

Cuir chevelu et huile de coco ?

L’huile de coco peut être utilisée sur le cuir chevelu irrité ou présentant des pellicules : on l’applique à la racine des cheveux et on frotte délicatement avec les doigts. On laisse appliquer quelques minutes voire plusieurs heures, puis on fait le shampoing voire 2 shampoings selon la nature du cheveu : s’ils ont tendance à être gras, 2 shampoings seront nécessaires.

Cela peut hydrater voire lutter contre les pellicules sèches qui sont généralement très petites et très blanches. Ca hydrate aussi les pointes et fait briller les cheveux.

Les pellicules grasses quant à elles sont souvent dues au champignon Malassezia, et là d’après mon expérience mais aussi d’après quelques sources scientifiques (j’utilise beaucoup healthline par exemple : ce sont des synthèses des études scientifiques) l’huile de coco peut aider, mais aussi empirer.

En effet, son effet antifongique peut lutter contre le champignon, mais ce champignon est aussi un grand fan de gras 🤢et c’est pour ca qu’il prolifère souvent sur les cuirs chevelus à tendance grasse, il se nourrit du sébum en excès.

De ce fait, j’ai pu constater (sur moi notamment, mais pas que), que l’application d’huile de coco, peut aggraver les sensations d’irritations et la présence de pellicules grasses.

Notons que là aussi, on pourra bien sur ajouter des huiles essentielles à l’huile de coco avant d’appliquer sur le cuir chevelu, comme par exemple le tea tree, le géranium rosat, le thym à linalol, le laurier noble et l’EPP (voir la liste dans la section ci-dessus « Infections fongiques peau »). Toujours avec la même dilution : 3 gouttes dans 1 cuillère à café environ, et là encore si on peut utiliser 2 ou 3 HE, c’est idéal.

Je vous conseille toujours de vérifier les noms latins quand vous achetez des HE car certaines plantes ont des dénominations semblables en Français mais des propriétés parfois différentes

Mycoses vaginales et huile de coco

Voici une des mycoses les plus fréquentes … on lit que 70% des femmes en auront au moins une dans leur vie : pertes blanchâtres, démangeaisons et brulures, certaines d’entre vous connaissent bien ces symptômes très gênants et sont abonnées aux traitements Econazole ovule + crème…

J’ai plusieurs articles à ce sujet car c’est un sujet très recherché par mes lectrices, je vous les partage ici :

Et je vous précise ici l’utilisation que vous pouvez faire de l’huile de coco :

  • Elle pourra en fait être utile dans le cas ou vous souhaitez faire des applications externes d’huiles essentielles, elle sera un excellent support. On utilisera les mêmes HE que citées dans la section « Infections fongiques peau et huile de coco » donc arbre à thé, laurier noble, géranium rosat, thym à linalol, manuka, et éventuellement EPP qui est utilisable sur les muqueuses génitales aussi. Par contre je déconseille de n’utiliser que ca. Les HE sont tout de même irritantes pour les muqueuses, essayez de varier avec les autres produits présentés dans mes articles (notamment la merveilleuse crème argintime, super efficace et très douce)
  • L’huile de coco sera aussi un très bon lubrifiant (sauf si vous utilisez des préservatifs en latex) qui fera office de prévention anti mycose pendant les rapports.
  • Et pour finir, je vous partage que certaines de mes clientes sont soulagées de leur sensation de mycoses vaginales en externe (brulures, démangeaisons, rougeurs…) juste avec l’huile de coco. Ca vaut donc le coup d’essayer d’abord sans les HE. De plus, sans les HE, il n’y a pas de risque d’irriter les muqueuses, l’huile de coco seule est un produit très doux pour votre vagin.

Pour le mélange avec les HE, c’est le même dosage, les mêmes consignes, que pour la peau, mais je vous remets des exemples ici :

  • 1 cc d’huile de coco + 3 gt d’EPP
  • 1 cc d’huile de coco + 3 gt d’arbre à thé
  • 1 cc d’huile de coco + 1 gt d’HE arbre à thé + 1 gt d’HE laurier noble + 1 gt HE géranium
  • ou encore 1 cc d’huile de coco + 1 gt d’HE arbre à thé + 2 gt d’EPP (extrait de pépin de pamplemousse)

Si vous avez des pertes blanches, je vous conseille aussi de traiter l’intérieur avec des ovules : éviter de ne traiter qu’en externe…

Par ailleurs, notez qu’il faudra faire des applications locales externes au moins 2 fois par jour jusqu’à disparition des symptômes + quelques jours.

Un autre article apprécié par mes lecteurs en ce moment :   Candidose chronique : symptômes, causes, diagnostic et solutions

Mycoses génitales chez l’homme

C’est moins courant que chez les femmes, mais ca existe. Parfois on vous donne le diagnostic sous le nom de balanite fongique et cela peut être du au candida.

En tout cas, vous pourrez là aussi suivre les mêmes conseils que pour les femmes en ce qui concerne l’externe de leur vagin, mais j’ai une vidéo à ce sujet :

Je vous remets des exemples ici pour plus de praticité :

  • 1 cc d’huile de coco + 3 gt d’EPP
  • 1 cc d’huile de coco + 3 gt d’arbre à thé
  • 1 cc d’huile de coco + 1 gt d’HE arbre à thé + 1 gt d’HE laurier noble + 1 gt HE géranium
  • ou encore 1 cc d’huile de coco + 1 gt d’HE arbre à thé + 2 gt d’EPP (extrait de pépin de pamplemousse)

Et là aussi, notez :

  • qu’il faudra faire des applications locales externes au moins 2 fois par jour jusqu’à disparition des symptômes + quelques jours.
  • qu’il est préférable d’alterner les produits, notamment avec la fameuse crème argintime
  • et aussi : il est possible que chez vous l’huile de coco se « suffise à elle même » et que l’usage des HE en plus ne soit pas nécessaire : testez !

Mycoses buccales

Les mycoses buccales sont parfois très résistantes / récidivantes et désespérantes. Les symptômes sont variés, cela va des dépôts blanchâtres sur la langue ou les joues, aux sensations de brulures, ou encore de gout modifié, notamment ce fameux gout métallique très désagréable, je l’ai vécu et je n’aimais pas ca du tout !!!

On vous prescrira généralement le fameux fungizone (amphotéricine B), mais parfois, ca revient sans cesse et vous cherchez aussi des solutions naturelles pour éviter ou endiguer une crise.

Je conseille en effet de garder des bains de bouche très fréquemment jusqu’à disparition des symptômes + quelques jours.

J’ai une vidéo (avec texte) ou vous pourrez retrouver mes conseils et comment réaliser des bains de bouche :

Parmi ces bains de bouche, on peut en faire un à base d’huile de coco : on prend donc 1 grosse cuillère à café d’huile de coco, on laisse fondre dans la bouche et on garde en bouche pendant une petite minute.

On recrache et si possible, on nettoie la langue avec un gratte langue.

Mais là aussi pour plus d’efficacité, je vous conseille, exactement de la même manière que pour la peau ou muqueuses génitales, d’ajouter des HE ou de l’EPP.

Cela donnera donc par exemple les bains de bouche suivants :

  • 1 cc d’huile de coco + 3gt d’EPP (extrait de pépin de pamplemousse)
  • 1 cc d’huile de coco + 1 gt d’HE arbre à thé + 1 gt d’HE laurier noble + 1 gt HE géranium
  • ou encore 1 cc d’huile de coco + 1 gt d’HE arbre à thé + 2 gt d’EPP

Huile de coco comme lubrifiant

Lorsqu’on souffre de mycoses génitales (que cela concerne un homme ou une femme d’ailleurs), une option idéale pour éviter les inconforts pendant ou après les rapports intimes est d’utiliser de l’huile de coco comme lubrifiant.

Ses propriétés antibactériennes, antifongiques et hydratantes seront parfaites et sont d’ailleurs assez bien connues pour cet usage comme lubrifiant par les personnes qui se tournent vers des cosmétiques naturels.

Alors, oui, c’est effectivement génial, mais il y a un gros bémol : les produits huileux ne sont pas censés être utilisés avec des préservatifs en latex.

Cela peut endommager le latex donc le rendre moins résistant. Donc par précaution, pas d’huile de coco si vous utilisez des préservatifs en latex.

Une très bonne alternative sera alors le gel d’Aloe vera, qui n’est pas huileux donc ok avec le latex’ En plus il hydrate aussi très bien et est aussi antifongique (oui, c’est aussi un excellent produit pour les mycoses).

Et en cuisine ?

Et bien oui c’est une bonne idée d’utiliser l‘huile de coco en cuisine quand on souffre de mycoses.

Ses fameux acides gras à chaine moyenne (acide caprylique, caprique et laurique) seront apportés en quantité intéressante pour lutter contre la présence du candida (ou autre champignon) dans votre organisme.

En plus, elle présente quelques avantages, elle a notamment un point de combustion élevé, ce qui veut dire que quand on la chauffe elle ne produit pas facilement de composés toxiques. Elle est donc très bien pour une cuisson « forte », comme à la poêle par exemple.

Ensuite, le fait que ce soit une huile riche en acides gras à chaine moyenne (MCT) comme on l’a vu plus haut, fait qu’elle est digérée de façon très particulière : elle nécessite peu de travail hépatique et intestinal.

Par contre, je constate d’expérience, que certaines personnes ont de gros problèmes de nausées, éructations, poids sur l’estomac voire aigreurs avec les produits à base de graisse de coco donc l’huile de coco, le yaourt de coco, le lait de coco. C’est quand même assez courant dans ma clientèle.

Choisir son huile de coco pour les mycoses

Acheter de l’huile de coco de qualité

Choisissez une huile pressée à froid, vierge et biologique, qui sera donc non raffinée, non blanchie et surtout non chauffée : l’huile est obtenue par pressage, ce qui préserve beaucoup mieux les qualités que l’obtention de l’huile par chauffage.

Vous verrez aussi des mentions « extra vierges » ou 1ère pression… mais d’après ce que j’ai compris, globalement, prendre un produit biologique suffira largement à bénéficier de tous les bienfaits.

En effet, l’important est d’acheter un produit le plus pur possible, et pour cela il est préférable d’avoir une huile issue de la 1ère pression. Or vierge signifie qu’il s’agit de la 1ère pression… Donc extra vierge ne signifierait pas grand chose.

Vierge et extra vierge est un terme en revanche réglementé pour l’huile d’olive je pense : vierge = jusqu’à 2% d’acidité tandis que extra vierge = 1% seulement. Je pense qu’en revanche sur la coco, il n’y a pas de réelle différence et que c’est un usage plutôt marketing.

Pour ma part je choisis aussi des marques si possible qui prônent le commerce équitable, parce que la noix de coco ayant connu un gros succès (avec le régime keto notamment) et provenant de pays lointains, il y a des enjeux environnementaux et éthiques assez énormes.

Notez notamment que certains fabricants exploitent des singes pour aller chercher les noix de coco.

Voici des marques auxquelles je fais confiance :

Si c’est pour la cuisine, et que l’on aime vraiment pas le gout, on peut la choisir désodorisée, si elle est bio. Car dans ce cas la désodorisation est faite à la vapeur d’eau normalement, ce qui me semble correct pour préserver les qualités. C’est sans doute pas le mieux, mais ok quand même.

Et si donc pour l’usage pour la peau ou la muqueuse : et bien vous utiliserez le même produit. Mon conseil est donc, une fois le pot acheté, de le diviser en 2 grâce à un ancien bocal en verre par exemple : un pour la salle de bains et un pour la cuisine.

On peut certes trouver aussi des huiles de coco au rayon cosmétique, et c’est censé être la même chose dans un contenant différent (par exemple, un tube…), mais elles n’auront pas passé les mêmes contrôles que les huiles alimentaires, donc par précaution, on ne les mange pas ! Alors que l’huile de coco de cuisine est par contre totalement ok sur la peau / les muqueuses…

Conserver l’huile de coco

L’huile de coco a une longue durée de conservation (2 ans à température ambiante), et elle n’a pas besoin d’être conservée au réfrigérateur.

Et vous la verrez changer au fil des saisons dans votre placard : en effet, comme elle est riche en graisses saturées, l’huile de coco devient solide comme un espèce de beurre, lorsqu’il fait en dessous de 25 degrés environ.

Si vous l’utilisez sur la peau et les muqueuses, il va falloir éviter de mettre les doigts dans le pot, comme pour tout produit d’ailleurs, afin de ne pas apporter des bactéries ou champignons.

Or, l’huile de coco sera donc solide en dessous de 25 degrés et ne coulera pas comme une crème. Il faut donc utiliser par exemple une cuillère… pas hyper pratique mais c’est préférable.

Conclusion

L’huile de coco est effectivement un bon antifongique et peut donc être utilisée dans une routine contre les mycoses vaginales, buccales ou cutanées.

C’est aussi une huile intéressante en cuisine et ses vertus antifongiques seront utiles en interne également pour lutter contre vos mycoses.

Par contre, si vos mycoses reviennent sans cesse, vous devriez envisager sérieusement de contacter un médecin fonctionnel, et/ou un naturopathe qui connait bien le sujet.

En effet, lutter contre les mycoses chroniques ne se fait pas qu’en local, cela implique de travailler l’alimentation (pour nourrir le moins possible le candida, il faut notamment réduire les apports en sucre fortement !), la digestion de manière générale (éviter les grignotages, mieux mastiquer, manger des choses digestes), stimuler votre système immunitaire et lutter contre le stress chronique, car le cortisol favorise la croissance du candida sous sa forme pathogène.

Pour en savoir plus sur tout ca, je peux vous proposer d’autres ressources (certains ont déjà été cités dans cet article mais je préfère les repartager en synthèse ici) :

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