y a t il du lactose dans le beurre
Alimentation & Santé

Y a-t-il du lactose dans le beurre ?

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Y a t-il du lactose dans le beurre ? Et dans le fromage de chèvre ? De brebis ? Est-ce qu’il y a du lactose dans les yaourts ? Et dans le fameux ghee (beurre clarifié) ?

Vous cherchez peut-être faire un régime sans lactose, ou sans produits laitiers ? Mais au fait, c’est quoi la différence ? Parfois on ne sait plus trop, et on ne sait plus non plus qu’est ce qu’il y a dans quoi …? Un peu compliqué… faisons le point au travers de cet article !

En fait, sur le blog je parle souvent du “sans lactose”, alors que toutes mes recettes sont réalisables et testées en version “sans produits laitiers”. Et en plus, finalement, je dirais que c’est plutôt la caséine qui peut poser de gros problèmes, plus que le lactose ! Oula je vous ai perdu(e) ?

Alors commençons avec un rappel des faits concernant l’incrimination du lait, et tout va s’éclaircir peu à peu ! Du moins je l’espère !

Et si ce n’est pas le cas, ou qu’il reste des zones d’ombre, posez-moi vos questions en commentaire (tout en bas de la page).

Lactose et caséine : digestion difficile !

Les produits laitiers contiennent 2 principaux éléments potentiellement difficiles à digérer :

  • Le LACTOSE, le sucre des produits laitiers : on estime que 40% des Français adultes ont perdu totalement ou en partie la lactase, l’enzyme qui permet la digestion du lactose. Cela entraîne des troubles digestifs plus ou moins graves puis une dégradation de l’état général si la consommation persiste. On appelle cela l’intolérance au lactose (ce n’est pas une allergie à proprement parler).
  • La CASEINE, la protéine principale des produits laitiers : cette protéine pose les mêmes problèmes que le gluten. Difficile à digérer, elle irrite la muqueuse intestinale, le rend poreux, et passe dans le sang à l’état de caséomorphine, toxique pour l’organisme. Par ailleurs, on peut y être allergique.

Pour compléter vos connaissances sur le sujet, consultez mon article “Produits laitiers : les composants nocifs en bref”.

Et pour information, en plus du lactose et de la caséine, il y a au moins 3 autres problématiques liées aux produits laitiers :

  • la présence de PARATHORMONE bloque la fixation du calcium sur nos os
  • le facteur de croissance IGF1 est suspecté de favoriser certains cancers
  • une autre protéine, la BETALACTOGLOBULINE, est très allergisante.

Lactose : inspection des différents produits laitiers

Revenons maintenant à notre question : y a-t-il du lactose dans le beurre ? Et tant qu’on y est, faisons le point sur les autres produits laitiers !

Le beurre : 0,1 g de lactose pour 100 g !

Le beurre ne contient donc quasiment pas de lactose ! En effet, le beurre est un concentré des lipides du lait. Les glucides (donc le lactose) et les protéines sont donc à l’état de trace.

Attention, ça ne veut pas dire que sa consommation ne pose aucun problème. Dans les faits, on conseille d’arrêter les produits laitiers y compris le beurre lorsqu’on cherche à obtenir des résultats sur les états inflammatoires.

Mais pour un organisme en bonne santé, le beurre, consommé cru, de qualité biologique, et en quantité raisonnable (1 cs par portion, 1 fois par jour maximum), c’est un bon aliment.

Pourtant, on peut faire encore mieux en consommant du Ghee ! Ce beurre clarifié ne contient plus que les lipides ! 0 caséine, et 0 lactose. C’est un très bon aliment, on le trouve en magasin bio assez facilement. Alors essayez de remplacer votre beurre par du Ghee, votre corps vous remerciera ! Je vous mets en lien un article au sujet de cette pépite de la cuisine indienne.

En plus, contrairement au beurre, on peut l’utiliser en cuisine ! Il résiste très bien à la cuisson (pas de composés nocifs produits par la chaleur).

Les fromages affinés : peu de lactose

Les fromages longuement affinés contiennent très peu de lactose, parce que les bactéries présentes sur le fromage l’ont tout simplement …digéré à votre place !

Comment identifier les fromages qui contiennent peu de lactose ? Si vous les achetez avec étiquette, regardez le taux de sucre : il s’agira du taux de lactose.

Si vous les achetez à la coupe, vérifiez avant sur internet le taux de sucre du fromage en question, et/ou discutez avec votre commerçant pour vérifier la durée d’affinage.

Je ne me risquerais pas à donner des noms de fromage contenant peu de lactose car je constate que les taux fournis varient énormément d’une source à l’autre ! Basez-vous surtout sur le nombre de mois d’affinage.

En cas d’intolérance, une petite consommation (1 à 2 fois par semaine, petite portion de 30g) de fromages ayant un taux inférieur à 1 g pour 100 g ne devrait pas poser de problème.

Les autres produits : lactose en vue !

Tous les autres produits laitiers contiennent des taux non négligeables de lactose : yaourts, fromages non affinés, crèmes et laits bien-sûr… on oscille autour des 3 à 5 g pour 100 g.

Les yaourts sont parfois bien tolérés malgré une sensibilité au lactose car ils contiennent aussi des ferments (bactéries) qui aident grandement à la digestion du lactose.

Par contre, en ce qui concerne le lactose, pas de distinction à faire entre produits de vache, de brebis et de chèvre, les taux sont similaires !

Et la caséine ?

C’est assez simple, elle est présente dans tous les produits laitiers, vache, brebis et chèvre !

On remarquera juste que le beurre en contient très peu (moins de 1 g pour 100 g) et que le ghee (beurre clarifié) en est exempt.

Et le pouvoir de nuisance de la caséine est au moins aussi élevé que le lactose, voire bien plus. D’autant qu’elle est en fait combinée à d’autres protéines allergisantes, telles que la betalactoglobuline… un joli cocktail pour le système immunitaire.

Par ailleurs, on ne trouve pas de produits laitiers sans caséine, contrairement au lactose. Attention, je ne prône pas la consommation de produits laitiers “délactosés” : la nature est bien faite, et l’enseignement que j’ai reçu en naturopathie insiste sur le fait qu’il n’est jamais souhaitable d’ingérer des produits dénaturés par une transformation industrielle !

Donc en clair, quand on conseille en naturopathie de diminuer voire d’éliminer les produits laitiers de l’alimentation, pour améliorer un état dermatologique, digestif, articulaire voire nerveux ou dans le cas d’une maladie auto-immune, c’est davantage pour éviter la caséine que pour le lactose !

Les protéines sont les éléments les plus difficiles à digérer et a gérer pour le corps. N’oubliez pas que le gluten est aussi une protéine ! Et pour la caséine comme pour le gluten, une maldigestion irrite la muqueuse intestinale et produit des dérivés morphiniques, avec des conséquences sur tout l’organisme.

Pour en savoir plus sur la caséine et sur votre consommation de produits laitiers je vous invite à nouveau à consulter mon article “Produits laitiers : les composants nocifs en bref”.

Conclusion pour votre quotidien

Pour conclure sur la consommation du lactose et des produits laitiers, voici la conduite à tenir :

  • Si vous êtes dans le cas d’une intolérance au lactose, ok pour le beurre mais privilégiez le Ghee ! Et notez que chacun est différent donc à vous de faire votre propre expérience pour définir votre seuil de tolérance, les produits tolérés et en quelle quantité. Vous pouvez “tester” aussi les fromages bien affinés (au plus le nombre de mois est élevé au mieux c’est !).
  • Enfin, en cas de terrain allergique, de maladie inflammatoire, de cancer, de troubles ORL ou dermatologiques chroniques, de troubles hormonaux, d’ostéoporose, il est toujours intéressant (voire primordial si maladie grave) de baisser au maximum sa consommation de produits laitiers.

Des questions ? Des remarques ? Laissez-moi un petit commentaire 🙂 tout en bas de la page !

6 Commentaires

  • Vianney

    Bonjour Juliette

    Vous parlez de moi d’affinage pour les fromages
    Personnellement j’aime bcp les fromages savoyards comme le comté
    Vous me conseillez quelle durée d’affinage?
    Est ce que 10 mois ça suffit ?
    Merci pour votre réponse

    • Juliette

      Merci pour cette question !

      Oui 10 mois ça fait parti des affinages longs donc le fromage contiendra du lactose à l’état de trace uniquement.

      Attention par contre, ce sont des fromages gras, et acidifiants, donc on n’oublie pas que le fromage c’est en quantité modéré : une petite portion (30 g) 2 à 3 fois par semaine, sans oublier de compter le fromage qu’on ingère dans les repas (lasagnes, pâtes, quiches, roulés aux fromage, crêpes…).

      • Astrid

        Salut Juliette,
        Super intéressant, ici plus de lait, sauf les végétaux. Car mon mari était de plus en plus dérangé avec celui ci. Cependant on ne comprenait pas pourquoi quand il mangeait du fromage chez des amis ou du fromage blanc ici (seul produit laitier encore dans notre frigo occasionnellement) il n avait pas de douleurs suite à ceci.. J y vois plus clair ! Merci et belle journée

        • Juliette

          Hello Astrid, je suis contente que ça ait pu vous éclairer !

          Oui beaucoup de gens ne digèrent plus le lait alors qu’ils peuvent manger du fromage sans souci…

          Bravo pour cette transition “végétale” sur les produits laitiers, c’est vraiment un bénéfice pour tout le corps, niveau ORL, dermato, et digestion, vous allez en retirer que des bénéfices ! Il y aura sans doute moins de rhumes cet hiver chez toi 🙂

          Belle journée et à bientôt avec plaisir !

  • Maya

    Bonjour Juliette,

    merci pour les recettes et explications qui me sont bien utiles.
    J’ai juste une petite question concernant l’apport en calcium, notamment chez les plus jeunes. Qu’en est-il pour eux lorsqu’ils sont intolérants au lait animal et à la caséine ? Où peut-on trouver le calcium dans ce cas ?
    Merci d’avance pour la réponse.

    • Juliette

      Bonjour Maya,

      Merci pour cette question très intéressante qui mérite une longue réponse. Je vais répondre en 3 parties.

      1) Pas de panique sur le fait de ne pas consommer de produits laitiers pour le calcium :

      – d’abord, je crois sincèrement que la carence en calcium est un peu un mythe. D’ailleurs il est peu fréquent qu’un médecin prescrive une mesure de taux de calcium sanguin, et si tel est le cas, il révèle rarement une carence.

      – ensuite, si les produits laitiers contiennent effectivement du calcium, ils contiennent aussi de la parathormone, qui empêche la fixation du calcium sur les os, et leur acidité nuit à l’absorption calcique. D’ailleurs, même si cette problématique (santé osseuse et produits laitiers) est soumise à controverse, et fait l’objet d’études contradictoires, aujourd’hui la plupart des scientifiques s’accordent sur le fait qu’il faut un minimum de calcium (et de la vitamine D) pour entretenir son capital osseux, mais qu’il n’est pas prouvé que les produits laitiers, même s’ils sont riches en calcium, favorisent la santé osseuse.

      2) Après ces quelques éléments rassurants, on va tout de même veiller à manger équilibré et c’est vrai aussi pour l’apport en calcium qui sera assuré grâce aux habitudes suivantes :

      – consommer des SARDINES une fois par semaine serait idéal (en plus elle apporte la vitamine D, qui elle, est clairement reconnue comme nécessaire à la santé osseuse). Globalement, les produits de la mer apportent du calcium : consommer POISSONS ET FRUITS DE MER 3 à 4 fois par semaine. Si pas possible, complément en vitamine D et spiruline (voir points suivants).

      – choisir les LAITS VEGETAUX ENRICHIS en calcium : cet addition de calcium passe en général par un petit ajout de lithotame (lithotamnium calcareum ), qui est une algue très riche en calcium (on obtient 35% des apports recommandés avec un verre de 250 mL).

      – d’ailleurs si c’est possible d’un point de vue gustatif pour ton ado, toutes les ALGUES seront EXCELLENTES pour l’apport en calcium et la santé en général (on les saupoudre sur les plats, ou peut aussi consommer de la spiruline en poudre dans le lait végétal par exemple)

      – on évite la caféine : café, thé et coca cola…

      – on boit à l’occasion des EAUX RICHES EN CALCIUM, sous forme de cure : une semaine tous les mois par exemple. Hépar, Courmayeur, Rozana.

      – les légumes et les oléagineux, notamment les amandes, sont de bonnes sources de calcium.

      3) Pour conserver sa santé osseuse, au delà du sujet calcium (valable pour un ado, et pour une femme ménopausée qui risque l’ostéoporose):

      – on veille à manger équilibré féculents / protéines / légumes sur les 2 repas principaux. Les protéines sont essentielles pour maintenir la trame osseuse, et sans trame osseuse, il ne sert à rien de manger “suffisamment” de calcium, car il ne pourra pas venir se fixer “suffisamment” sur les os.

      – on fait du sport, il est prouvé que l’activité physique entretient l’os

      – on veille au taux de vitamine D : consommer des poissons gras (sardines, harengs, maquereaux) toutes les semaines (1 à 2 fois), ou bien se supplémenter tout l’hiver avec de la vitamine D sous forme de lanoline, à prendre une fois par jour (une goutte par jour) plutôt que la dose mensuelle habituellement donnée par les médecins (un apport massif de vitamines n’est jamais souhaitable)

      Voilà j’espère que ce commentaire t’aidera, n’hésite pas à me répondre si besoin 🙂

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