Pourquoi le gluten peut poser problème ?

Est-ce que le gluten est nocif pour tout le monde ? Par quels mécanismes impacte-t-il notre organisme ? Comment le blé, traditionnellement consommé depuis des siècles, se révèle toxique ?

Au travers de cette page, je souhaite résumer mon point de vue sur le gluten, pour que ce sujet qui est largement débattu, et donc controversé, soit plus clair pour vous et que vous puissiez éventuellement discuter du sujet de manière constructive lorsqu’on vous questionne sur l’origine de vos troubles par exemple.

Pour que cette page soit la plus efficace possible, j’ai choisi d’être concise. Si vous souhaitez de plus amples informations, n’hésitez pas à m’écrire et/ou à lire le livre de Julien Venesson sur le sujet « comment le blé moderne nous intoxique ».

 

Le gluten c’est quoi ?

C’est une  association de protéines, qui se trouve dans le blé et dans d’autres céréales (seigle, orge, épeautre, petit épeautre, kamut, avoine).

 

Par quel mécanisme cette protéine peut-elle s’avérer toxique ?

C’est toujours le même problème : la toxicité débute avec une maldigestion. Tout aliment mal digéré est potentiellement nocif, car il passe dans le système sanguin (au niveau de l’intestin), sous une forme qui n’est pas reconnue par l’organisme, ce qui entraîne de nombreux désordres.

Et dans le cas du gluten, la maldigestion génère des produits intermédiaires toxiques, les glutéomorphines (peptides opioïdes du gluten). Alors qu’une digestion complète (finalisée) du gluten produit des acides aminés, inoffensifs pour l’organisme.

 

Les 3 impacts majeurs de cette maldigestion 

Pour résumer, on peut retenir que 3 systèmes sont touchés en première « intention », sachant qu’à long terme, d’autres systèmes sont impactés, par voie de cause à effet :

  • Système immunitaire : les résidus toxiques du gluten se retrouvent en circulation dans le sang et le système immunitaire s’emballe pour les éliminer
  • Système nerveux : les résidus toxiques du gluten passent la barrière hémato-encéphalique (c’est à dire qu’ils pénètrent dans le cerveau) et peuvent entraîner des perturbations de son fonctionnement
  • Système digestif : les résidus toxiques du gluten abîment l’intestin grêle qui en devient plus perméable, il « laisse passer » encore plus de molécules mal-digérées dans le sang

 

Les pathologies qui peuvent être liées au gluten

Mon parcours de formation m’a enseigné que toute maldigestion à long terme est potentiellement source de maladie.

Donc, la liste est longue ! C’est pourquoi les symptômes d’une intolérance au gluten sont incroyablement variés, du plus bénin, au plus grave…

 

3 facteurs qui ont rendu le blé toxique 

  • L’excès nuit en tout : la surconsommation d’un aliment est toujours susceptible d’entraîner des intolérances. Surconsommez n’importe quel aliment, vous générerez des troubles de santé sur le long terme. Or, notre alimentation moderne est aisément basé sur le blé : pain au petit-déjeuner, sandwiches, biscuits, pâtes, pizzas et quiches …
  • Blé génétiquement modifié : à force de sélection génétique pour augmenter les rendements agricoles, le blé a beaucoup évolué et notamment, la teneur en gluten a été fortement augmentée (le gluten est très utile pour l’industrie agro-alimentaire).
  • Les pesticides et les métaux lourds : il est clairement établi que la présence de métaux lourds et de pesticides dans notre environnement perturbe violemment nos enzymes digestives et  notre flore intestinale ! 2 acteurs primordiaux pour notre bonne digestion…

 

Et 2 facteurs qui nous rendent moins « aptes » à digérer le blé …

  • Le stress : c’est un facteur notable de mauvaise digestion puisqu’il ralentit le système digestif qui en devient moins performant, la flore intestinale est aussi affectée et le système immunitaire est déséquilibré (plus d’infos ici !)
  • Une alimentation inadaptée : la façon sont nous nous alimentons peut être source de dysfonctionnement digestif. Le grignotage est notamment une torture pour le système digestif qui ne se repose et ne se « nettoie » jamais, les aliments industriels et la suralimentation fatiguent également vos organes digestifs qui sont alors moins aptes à digérer le gluten.